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ÉconomieLe chômage reste stable en septembre

En un an, le chômage aura augmenté d’un gros tiers. Les jeunes sont plus frappés que les autres catégories.

Les offres d’emploi figurant au tableau d’un Office régional de placement. Laurent Guiraud
Les offres d’emploi figurant au tableau d’un Office régional de placement. Laurent Guiraud
TDG

Le chômage reste stable à Genève. «Avec 12’886 personnes fin septembre (y compris les chômeurs en fin de droits), le taux de chômage reste inchangé à Genève et s’établit à 5,2%» par rapport au mois passé, explique l’Office cantonal de l’emploi (OCE) dans un communiqué envoyé par son département de tutelle.

Parmi les données fournies, on mesure une légère augmentation pour les hommes et une légère baisse pour les femmes, une légère baisse pour les Suisses, une hausse faible pour les étrangers. Les données sur les âges donnent des différences plus nettes: si la situation est stable en ce qui concerne le chômage des 25 à 49 ans, en baisse de 0,3%, comme celui des 50 à 64 ans, la situation des jeunes, âgés de moins de 25 ans, est nettement moins bonnes. Ils apparaissent parmi les plus touchés avec une hausse du chômage de 4%, reflet probable du ralentissement des engagements par les entreprises, ralentissement qui semble corroboré par la hausse du chômage de longue durée (plus d’un an), qui a augmenté de 9,5% en septembre. La durée moyenne du chômage s’établit, elle, à 230 jours, contre 201.

Alors que le chômage se stabilise à Genève, il baisse ailleurs en Suisse pour s’établir à 3,2%. Sur l’année, l’augmentation est néanmoins brutale. Par rapport à 2019, l’effectif a augmenté d’un gros tiers (35,8%) dans le canton, un peu moins que la hausse suisse néanmoins qui atteint quant à elle presque 50%. En regardant les branches, on verra que, dans le canton, les secteurs les plus touchés sont à compter parmi «les activités spécialisées, scientifiques et techniques (+486 chômeurs), dans l’hôtellerie et restauration (+395 chômeurs), les activités de services administratifs et de soutien (+326 chômeurs) et les activités financières et d’assurances (+287 chômeurs)».

Que penser de ces données? Leur stabilité semble indiquer que le régime des réduction d’horaire de travail continue de protéger les entreprises, malgré la crise traversée. Selon un communiqué de l’Office cantonal des statistiques portant sur le même sujet, on note que «le nombre de demandeurs d'emploi continue à augmenter: + 1,8 % en un mois; +31,3 % en un an. Il se fixe à 18 521.» Cette hausse, liée au retour des programmes d’occupation suspendus durant la période covid, limite le nombre de chômeurs inscrits. On retrouve ainsi le taux du mois de mai, juin ayant été un peu meilleur.