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Décision de classementLe château de Coppet passe en protection totale

L’ensemble du monument, soit aussi le mobilier et les décors intérieurs seront protégés.

Classé depuis 1966, de la grille au toit, le château de Coppet voit sa protection élargie au mobilier et aménagements intérieurs.
Classé depuis 1966, de la grille au toit, le château de Coppet voit sa protection élargie au mobilier et aménagements intérieurs.
Florian Cella

Alors que le château de Coppet vient de rouvrir ses portes aux visiteurs, le 1er juillet, le Département des finances et des relations extérieures a confirmé vendredi sa décision de classer l’ensemble du monument historique. Dans l’arrêté de 1966, seul l’extérieur, soit les toits, les façades, les dépendances et le parc, étaient protégés. Cette fois, il s’agit d’élargir la protection à l’intérieur des bâtiments, englobant aussi bien le mobilier, les parquets que les lustres.

Sous contrôle strict

Le Canton répond ainsi à la demande des propriétaires du château, qui s’étaient élevés il y a deux ans contre les transformations faites par la Fondation Othenin d’Haussonville, à qui feu leur père a confié la gestion des lieux. Les héritiers critiquaient notamment la porte automatique et le guichet contemporain aménagés dans le vestibule, éléments modernes peu compatibles, à leurs yeux, avec le patrimoine de l’ancienne demeure de Germaine de Staël.

L’Etat est entré en matière, car cette protection élargie correspond à la nouvelle loi sur le patrimoine mobilier. Elle ne signifie pas qu’on ne pourra plus rien faire dans l’édifice, mais toute réparation ou modification devra obtenir une autorisation du département. La Fondation a choisi de s’y plier, comme la Municipalité de Coppet, qui avait donné un préavis favorable à cette mesure.

Mais il a encore fallu régler le problème lié à une bande de terrain longeant le parc le long des voies de chemin de fer, que le comte Othenin d’Haussonville avait cédé à la commune pour y aménager un chemin piétonnier allant vers la gare. La Commune voulait la faire passer au domaine public et goudronner le sentier. «Les héritiers voulaient conserver le classement de cette bande. Ce sera le cas, même si la Commune la fait passer au domaine public. Nous avons trouvé un terrain d’entente en discutant avec tous les partenaires, y compris les CFF», précise Ulrich Doepper, adjoint au conservateur des Monuments et Sites.