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GenèveLe cerveau d’un home-jacking écope de huit ans de prison

Un home-jacking avait eu lieu en août 2017 à Châtelaine (GE). L’installateur sanitaire de 38 ans qui l’avait mis sur pied a été lourdement condamné. Il sera aussi expulsé.

La faute du prévenu est très grave, indique le jugement du Tribunal correctionnel.
La faute du prévenu est très grave, indique le jugement du Tribunal correctionnel.
KEYSTONE

Le Tribunal correctionnel de Genève a condamné vendredi un installateur sanitaire de 38 ans à huit ans de prison pour avoir planifié et organisé un home-jacking, en août 2017, à Châtelaine (GE). L’accusé avait fait venir quatre hommes de main de la région parisienne pour effectuer «le sale travail».

La peine de prison est assortie d’une expulsion de Suisse d’une durée de dix ans pour ce père de deux enfants, originaire de Macédoine. Selon le Tribunal correctionnel, même si l’accusé n’était pas présent dans la maison lors du home-jacking, il a été le principal moteur d’une opération qui n’aurait pas eu lieu sans lui.

La faute du prévenu est très grave, indique le jugement du Tribunal correctionnel. Il a recruté des malfrats français, les a accueillis à Genève, leur a payé l’hôtel, leur a désigné la maison cible et leur a servi de chauffeur pendant leur séjour en Suisse. Le mobile est «purement égoïste» et se résume à un appât du gain facile.

En proie à des difficultés financières, l’accusé avait obtenu une information selon laquelle la villa abritait un coffre-fort qui contenait 400’000 francs en espèces, des montres de luxe et des bijoux. Les auteurs de l’agression violente n'ont cependant pas trouvé cet argent, repartant avec un butin bien moins important.

Une agression sauvage

L’attaque du pavillon a été particulièrement brutale. Les occupants de la maison, endormis au moment des faits, ont été tirés brusquement de leur sommeil, ligotés, frappés, menacés et contraints de désigner l’endroit où se cachait la clé du coffre-fort. Une des victimes souffre encore aujourd’hui dans sa chair de l’agression.

Le Tribunal correctionnel a également condamné un Kosovar de 36 ans pour complicité dans cette affaire. L’homme écope de 3 ans de prison pour avoir conduit les auteurs du brigandage sur place, la nuit de l’expédition. Le prévenu a cependant joué «un rôle accessoire». En Suisse avec sa famille depuis 16 ans, il échappe à l’expulsion.

ats/nxp