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Travail de proximitéLe blues des policiers municipaux

Équipement, salaire, reconnaissance: la démotivation guette de nombreux agents. Un préavis de grève sera soumis au vote prochainement.

Le travail sur le terrain des agents de la Police Municipale semble poser problème. Certains regrettent le manque de moyens, notamment matériels et informatiques.
Le travail sur le terrain des agents de la Police Municipale semble poser problème. Certains regrettent le manque de moyens, notamment matériels et informatiques.
Georges Cabrera

«Une catastrophe.» La formule est lâchée par plusieurs agents de la police municipale de la Ville de Genève pour décrire leurs conditions de travail actuelles. Perte de salaire pour certains, moyens d’intervention insuffisants pour d’autres, formation lacunaire pour beaucoup: plusieurs policiers décrivent une démotivation croissante, qui s’illustre notamment par un important taux d’absentéisme et des postes de cadres vacants depuis de nombreux mois. Un préavis de grève sera voté à la fin du mois.

Premier grief: la rémunération. Cela fait plusieurs années que les agents de police municipaux (APM) demandent une réévaluation de leur fonction, afin de compenser les compétences supplémentaires qu’ils se sont vu octroyer en 2010. Ceux-ci s’occupent en effet, depuis, d’infractions à la loi sur la circulation routière, de délits liés aux stupéfiants, à la loi sur les étrangers et à celle sur les armes. Ils effectuent ainsi plusieurs tâches de police judiciaire, comme des auditions et des perquisitions. Ils veulent aussi que la pénibilité de leur métier soit reconnue. Des discussions en ce sens sont en cours.

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