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Notre histoireL’autre virus qui a ébranlé Genève

En 1918, l’épidémie de grippe espagnole a bouleversé le quotidien des Genevois.

La grande galerie de la Nouvelle Clinique, durant l’épidémie de grippe espagnole, le 1er novembre 1918. Archives HUG
La grande galerie de la Nouvelle Clinique, durant l’épidémie de grippe espagnole, le 1er novembre 1918. Archives HUG
Archives HUG

Il y a 100 ans, à l’aube du XXe siècle, un autre virus bouleversait le quotidien des Genevois: la grippe espagnole. La toute première mention de la maladie est apparue dans «La Tribune de Genève» du 5 juillet 1918, sans fanfare ni trompette puisqu’elle n’a droit à l’époque qu’à un simple entrefilet. Les lecteurs d’alors y apprennent que l’épidémie a pénétré en Suisse, amenée par des soldats, et découvrent les symptômes du virus: «fièvre extrêmement élevée allant jusqu’à 40 degrés, un malaise violent puis une inflammation de la muqueuse nasale et pharyngienne qui se propage ensuite jusqu’aux bronches. Son début est presque foudroyant. L’évolution dure une huitaine de jours. Jusqu’ici on ne signale aucun cas mortel.» La suite donnera tort à l’auteur de ces quelques lignes: près de 25’000 cas seront déclarés à Genève entre 1918 et 1919, avec un taux de morbidité grippal estimé à 125 pour 1000.

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