Mouvement estudiantin propalestinienLe dialogue reprend à l’Université de Lausanne
L’éventualité d’une intervention policière pour déloger les manifestants n’est pas écartée. Mais les deux parties misent sur la discussion.

Pendant que d’autres Hautes Écoles étaient gagnées par les mouvements d’occupation, l’Université de Lausanne s’est rapprochée de l’œil du cyclone, tout au long de la journée de mardi. De 800 personnes massées dans le hall du bâtiment Géopolis lundi, le rassemblement est retombé à un contingent oscillant entre une cinquantaine et une centaine de personnes.
Le dialogue semblait rompu la veille entre le rectorat et le collectif occupant, cependant les deux bords ont confirmé dans l’après-midi que des discussions avaient repris, en petit comité. Le mouvement étudiant est finalement entré en matière sur ce point, après avoir revendiqué que la direction se présente dans le hall de Géopolis, lundi soir pour une discussion publique, ce qui a été refusé par l’UNIL.
Évacuation pas à l’ordre du jour
L’éventualité d’une intervention policière a bien sûr occupé les esprits lors d’une assemblée générale qui s’est tenue dans l’après-midi. «Nous n’avons pas de signe qu’une évacuation est à l’ordre du jour», a néanmoins estimé une porte-parole du mouvement. En début de soirée, alors même que la police intervenait sur le site de l’EPFL, la direction de l’UNIL est quant à elle restée coite: «Nous ne faisons pas de commentaire sur l’éventualité d’une évacuation. Les discussions se poursuivent», a réagi sa porte-parole, Géraldine Falbriard.
Pendant ce temps, dans le hall de Géopolis, l’un des membres du collectif se préparait à passer une nouvelle nuit sur place: «Il n’y a pas de raison de ne pas continuer l’occupation, tant que nous respectons les engagements que nous avons pris, à savoir de ne pas empêcher la tenue des enseignements.»
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