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Parking au centre-ville de GenèveL’ATE recourt contre Clé-de-Rive

Lié à une piétonnisation, le projet de parking souterrain voit son autorisation de construire contestée par l’Association transports et environnement.

Le projet prévoit de rendre 33 000 mètres carrés aux piétons.
Le projet prévoit de rendre 33 000 mètres carrés aux piétons.
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Créer 498 stationnements sous la rue Pierre-Fatio pour en supprimer autant en surface et piétonniser une douzaine de rues à Rive: c’est l’ambition du projet de Clé-de-Rive, qui, déjà attaqué par référendum, est traîné en justice. Avec des commerçants et riverains du secteur, l’Association transports et environnement (ATE) a annoncé mercredi un recours contre l’autorisation de construire du projet.

Les opposants multiplient les griefs. Pour eux, le projet ne pouvait se contenter d’une simple notice d’impact sur l’environnement mais devait suivre une procédure définie par le droit fédéral, obligatoire pour les ouvrages dès 500 places. «Avec deux places en moins, on peut considérer que l’impact est identique», argue Lisa Mazzone, présidente de l’ATE genevoise.

Les opposants dénoncent aussi l’absence d’évaluation de la pollution et du bruit supplémentaires générés par le surcroît de trafic attiré par un parking en plein hypercentre, alors que le compromis sur la mobilité de 2016 prévoit de prioriser les modes doux en zone urbaine. Mais puisqu’il s’agit de supprimer autant de places en surface qu’on en crée en sous-sol, doit-on vraiment craindre une aggravation? «Un parking de cette ampleur crée un appel d’air qui doit être étudié, riposte Lisa Mazzone. Par ailleurs, il est prévu 300 places pour motos et scooters qui, elles, seraient nouvelles.» L’ATE voit là un projet daté qui jure avec la loi de 2016, mais aussi avec la nouvelle orientation donnée à la gestion du stationnement dans la réforme soumise au vote le 27 septembre.

Justement, ce recours ne risque-t-il pas de crisper la partie de la droite qui compte voter oui dans un mois? Pas le choix, répond Lisa Mazzone: «La procédure a lieu maintenant, c’est notre responsabilité d’épingler ses lacunes juridiques.»

12 commentaires
    Rezzonico Patricia

    Est- qu’on aura une fois des politiciens qui arrivent à faire quelque chose ensemble, sans se bouffer le foie. Cette zone piétonne on l’attend, presque partout en Suisse, et ailleurs, les villes on leur Zone piétonne et les commerçants ne s’en plaignent pas. Seulement il faut un parking comme ailleurs.

    Nos politiciens genevois deviennent des enfants gâtés et jouent entre eux pour leur égo. Mais des citoyens ils n’en ont rien à fiche.