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Réchauffement climatique
L’Arctique émet aujourd’hui plus de CO2 qu’elle n’en absorbe

This picture shows sailing boats in Skjervoy Fjord, in northern Norway within the Arctic Circle, on November 15, 2024. During this season the water temperature is +3 degrees Celsius (+37.4 Fahrenheit) and the air temperature is around 0 degrees Celsius (0 Fahrenheit). Adults humpback whale range in length from 14–17 m and weigh up to 40 metric tons.Dozens of Orcas and whales, follow millions of hearings gathering in the Northern Norway fjords from october to January, to eat them. (Photo by Olivier MORIN / AFP)
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L’Arctique, région du monde particulièrement soumise aux effets du réchauffement climatique, émet désormais plus de dioxyde de carbone (Co2) qu’elle n’en stocke en raison notamment de la dégradation de sa végétation, selon un rapport américain de référence publié mardi.

«Après avoir stocké le dioxyde de carbone dans le sol gelé pendant des millénaires, la toundra arctique est transformée par de fréquents incendies de forêt en une source globale de carbone pour l’atmosphère», détaille ce document annuel publié par l’Agence d’observation atmosphérique et océanique américaine (NOAA).

«La toundra arctique qui connaît un réchauffement et une augmentation des feux de forêt émet désormais plus de carbone qu’elle n’en stocke, ce qui aggravera les effets du changement climatique», explique Rick Spinrad, le chef de la NOAA.

«C’est un signe de plus, prédit par les scientifiques, des conséquences d’une réduction inadéquate de la pollution par les combustibles fossiles», poursuit-il.

La toundra est une formation végétale présente dans les régions très froides et recouvre le permafrost (pergélisol), un sol gelé qui contient d’importantes quantités de carbone.

Les feux de forêt brûlent la végétation et la matière organique du sol, libérant ainsi du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, mais altèrent aussi les couches isolantes du sol, accélérant ainsi le dégel à long terme du pergélisol et libérant le carbone qui y était stocké.

«L’année 2024 a été la deuxième année la plus chargée en termes d’émissions de feux de forêt au nord du cercle polaire arctique», précise l’agence sur son site.

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