Passer au contenu principal

C’est votre histoire«L’appel de la montagne m’a poussée à remarcher»

Victime d’une lourde chute de cheval à 19 ans, Mélanie s’était juré d’aller voir les drapeaux tibétains à la cabane de la Dent-Blanche. Défi relevé par cette trentenaire à qui on avait dit qu’elle ne remarcherait jamais.

«Je ne voulais pas rester assise dans une chaise roulante toute ma vie et ces drapeaux tibétains étaient devenus mon but pour y arriver.» – Mélanie Brugger
«Je ne voulais pas rester assise dans une chaise roulante toute ma vie et ces drapeaux tibétains étaient devenus mon but pour y arriver.» – Mélanie Brugger
Corinne Sporrer

Cet article a été rédigé par les journalistes de «Femina». Retrouvez plus d’articles sur Femina.ch

Je n’ai aucun souvenir de ma chute de cheval, il y a quatorze ans. J’ai été retrouvée sur la piste de galop qui se trouve au-dessus du manège de La Tour-de-Peilz, seule, inanimée, avec mon cheval qui m’attendait. Je suis restée vingt-sept jours dans le coma. En me réveillant, j’avais tout le côté gauche paralysé, tout le côté droit qui tremblait. Quand on se réveille d’un coma, ce n’est pas comme dans les films où on ouvre les yeux et tout est comme avant. Je n’ai aucun souvenir du premier mois du réveil. Mes yeux étaient ouverts, mais mon cerveau ne l’était pas. Petit à petit, j’ai commencé à reprendre vraiment conscience, mais je ne me rendais pas compte de ce qui se passait. On m’expliquait ma chute, les problèmes que j’avais, mais moi je ne l’intégrais pas. Je me souviens qu’il m’arrivait de téléphoner à mes parents pour leur demander de me réveiller parce que j’étais persuadée d’être endormie dans mon lit, chez moi. Comme dans un rêve. J’avais 19 ans.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.