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Commerces en dangerL’appel au secours d’une sellerie d’équitation genevoise

Touchée de plein fouet par la crise sanitaire, la propriétaire de l’atelier situé près de la gare des Eaux-Vives a alerté les services de l’État il y a plus d’un mois.

Fabienne Panelati et, dans le fond, son apprentie, Etiosa, en plein travail dans la sellerie Kühnen. Fortement impacté par la crise sanitaire, cet atelier crée en 1959 risque de disparaître.
Fabienne Panelati et, dans le fond, son apprentie, Etiosa, en plein travail dans la sellerie Kühnen. Fortement impacté par la crise sanitaire, cet atelier crée en 1959 risque de disparaître.
LUCIEN FORTUNATI

L’arcade du 37 Pictet-de-Rochemont fleure bon le beau cuir. Ambiance de travail feutrée dans ce petit atelier où chaque outil porte la marque du temps et de l’artisanat. La sellerie d’équitation Kühnen, dernière du genre à Genève, vient de souffler ses 61 bougies. Mais son avenir s’assombrit. Fabienne Panelati, qui a repris l’arcade il y a douze ans, a alerté plusieurs services de l’État il y a plus d’un mois déjà. Un courrier sous forme de véritable SOS. «Mais personne ne m’a contactée jusqu’ici», déplore-t-elle.

Avec la crise sanitaire, sa microentreprise est prise à la gorge, explique cette artisane du cuir de 58 ans, spécialisée en sellerie d’équitation. «J’ai vraiment l’impression d’avoir fait tout juste, d’avoir suivi toutes les recommandations. Mais mes lettres et mes e-mails restent le plus souvent sans réponse. Pendant le premier semi-confinement, j’ai mis mon apprentie au chômage tout en lui payant ses salaires, mais malgré de nombreux courriers, je n’ai pas reçu de compensation de la caisse de chômage.»

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