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L’Afrique laboratoire test grandeur nature

Dans la revue des meilleurs blogs

Une peinture africaine décrivant la méfiance envers les vaccins.

Les réseaux sociaux africains se partagent toutes les alertes sur les vaccins ; une défiance parlante en voyant cette femme menacer un infirmier qui veut pratiquer un vaccin sur un jeune homme. La dernière en date que j’ai reçue pas plus tard qu’hier : « Dans les villages éloignés d’Abidjan, des gens sont venus annoncer des vaccins pour lutter contre le coronavirus et qu’ils reviendraient. » Parfois des hommes et femmes en blouses blanches accompagnés de militaires viennent présenter des vaccins selon les rumeurs qui affolent la toile. Un réflexe anticolonial du Blanc qui vient s’attaquer aux Africains et profiter de lui ? D’où viennent ces craintes ?

Elles trouvent leurs premières racines dans des essais monstrueux pratiqués en Afrique du Sud, une défiance de la médecine des Blancs par opposition à la médecine traditionnelle et la crainte d’être associés à des cobayes. Pour mémoire L’Afrique du Sud a été le théâtre de nombreux crimes médicaux, notamment sous le régime de l’apartheid. Ceux de Wouter Basson sont restés impunis, malgré les centaines de témoignages et les milliers de documents à charge. Cet ancien chef du Projet Coast, l’unité d’armes chimiques et biologiques d’Afrique du Sud sous l’apartheid, est accusé d’avoir tué des centaines de Noirs en Afrique du Sud et en Namibie, de 1979 à 1987, notamment par injection de poisons et du virus du Sida. Autre traumatisme, en 1996, l’État de Kano, dans le nord du Nigeria, est ravagé par une épidémie de méningite.

Le géant américain Pfizer profite de cette tragédie pour tester deux médicaments, le Trovan et la Ceftriaxone. Onze enfants décèdent. Mais encore l’OMS trop dépendantes financièrement des milieux économiques et de la Fondation Bill et Melinda Gates entre autres. Son communiqué du 7 mai 2020 alarmiste prévient : « Près de 190 mille personnes pourraient mourir du Covid-19 en Afrique si la maladie n’est pas maîtrisée.»

En l’occurrence, l’Afrique semble mieux s’en sortir que l’Europe ou les Etats-Unis. Ce qui fait dire aux Africains : » gardez votre vaccin chez vous, vous en avez davantage besoin que nous ! »Le Malawi et le Kenya ont été choisis pour devenir zone test pour un carnet de vaccination injecté sous la peau, permettant à des nanoparticules encapsulées des vaccinations sous-cutanées. Elles émettraient une lumière fluorescente bleue invisible à l’œil nu mais que n’importe quel Smartphone pourrait détecter et savoir si vous êtes vacciné ou pas. Un projet financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et qui poursuit son sondage dans d’autres pays d’Afrique et au Bangladesh pour savoir s’ils seraient prêts à renoncer aux cartes de vaccinations.Une crainte qui se comprend et se partage aisément, ici même en Europe on se demande si le vaccin anti-coronavirus ne deviendra pas obligatoire pour voyager par exemple. De nombreux pays pourraient l’exiger comme des vaccins anti-malaria ou fièvre jaune pour se rendre dans certains pays.Le débat ne fait que commencer, il serait temps de s’assurer que des commission d’éthique indépendantes surveillent ces velléités de vacciner à tout va et en attendant surveillons ce qui se passe en Afrique pour savoir à quelle sauce nous risquons tous d’être dévorés, à notre tour. Et n'oubliez pas le credo :"personne ne sera oublié!- No one will be left behind", c'est ça qui nous inquiète très précisément.

Le blog de Djemâa Chraïti

http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2020/05/13/l-afrique-laboratoire-test-grandeur-nature%C2%A0-306449.html