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L’éditorial: mobilité douceLa traversée du lac face à un vrai défi

La future liaison par bateau entre la Rive gauche et la Rive droite devra s’accompagner de mesures pour dissuader le trafic routier aux abords des débarcadères.

Les porteurs du projet ont clairement annoncé la couleur. En proposant une nouvelle traversée du lac en bateau à l’horizon 2024, ils n’imaginent pas révolutionner le trafic routier à Genève, ni opposer les pro- aux antivoitures, mais simplement offrir une solution de mobilité douce à tous ceux, et ils sont de plus en plus nombreux, qui en ont assez de ronger leur frein dans les bouchons des quais et du pont du Mont-Blanc.

Lire: Genève aura une nouvelle traversée du lac en 2024

Avec ses 100 places, auxquelles s’ajoutera la capacité d’embarquer une quarantaine de vélos et des trottinettes, le navibus de la CGN qui assurera la navette entre Corsier et Bellevue ne va pas réellement désengorger le trafic au centre-ville. En revanche, il va tout de même devoir se confronter aux automobilistes.

C’est d’ailleurs le principal défi de ce projet. On se souvient qu’en 2018 une liaison lacustre entre Versoix et Anières avait bu la tasse en votation parce que les Aniérois craignaient une circulation d’enfer dans leur commune.

Cette fois-ci, Corsier et Bellevue, soutenues par les autres communes et les partenaires privés du projet, ont pris les devants. Pas question, disent leurs élus, de favoriser l’accès au lac pour les voitures. C’est même tout le contraire qui se dessine, avec l’annonce d’un contrôle du stationnement renforcé. Reste à bien communiquer, afin d’apaiser les craintes des riverains.

10 commentaires
    Agripine

    Une fois de plus quand j'ai vu les titres de la TDG en ville je me suis dite: Ouaf! ça y est... le projet pharaonesque commence...là il s'agit d'un bateau...AHHHH sacrée TDG toujours ces titres racoleurs comme pour la pandémie!