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Votations fédérales du 7 marsLa Suisse se plaît à importer l’or d’Indonésie

Le peuple dira dans un mois s’il veut d’un accord de libre-échange. Quelle est la nature exacte de notre relation commerciale avec Djakarta?

Un employé d’une mine d’or de l’île de Java introduit de la boue et des cailloux dans des filtres cylindriques, en mars 2008, en quête du précieux métal.
Un employé d’une mine d’or de l’île de Java introduit de la boue et des cailloux dans des filtres cylindriques, en mars 2008, en quête du précieux métal.
KEYSTONE/EPA

Le libre-échange avec l’Indonésie est un symbole. La dernière fois que les Suisses se sont prononcés sur un tel texte, c’était en 1972 avec le traité avec l’Union européenne. L’accord soumis au souverain contient 58 pages. Son but? Faciliter les échanges commerciaux entre Djakarta et l’AELE, l’Association européenne de libre-échange (Suisse, Islande, Liechtenstein et Norvège).

Dans les faits, nos fromages, montres et autres médicaments ne seraient plus soumis aux droits de douane. À ce jour, le marché indonésien est protectionniste. Pour les produits industriels, les taxes peuvent s’élever jusqu’à 31%. L’accord entend supprimer ces droits de douane pour 98% des exportations helvétiques. En contrepartie, la Suisse laisserait un libre accès aux importations indonésiennes. Pour les produits agricoles toutefois, seule une réduction des tarifs douaniers est prévue.

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