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Commission de la condition de la femmeLa Suisse se mobilise pour l’égalité des sexes

À l’occasion d’une session des Nations Unies sur la condition des femmes, le conseiller fédéral Alain Berset a exprimé son inquiétude face à la crise du coronavirus, qui menace selon lui les progrès réalisés ces dernières décennies en matière d’égalité des sexes.

Alain Berset a appelé à un engagement accru de la communauté internationale en faveur des droits des femmes. (Photo d’archives)
Alain Berset a appelé à un engagement accru de la communauté internationale en faveur des droits des femmes. (Photo d’archives)
KEYSTONE/Alessandro della Valle

La 65e session de la Commission de la condition de la femme s’est terminée vendredi soir à New York. La Suisse se félicite qu’une déclaration finale conjointe ait pu être adoptée et poursuivra ses efforts pour renforcer l’égalité des genres et les droits des femmes.

Lors du débat général, le conseiller fédéral Alain Berset a exprimé son inquiétude concernant les 47 millions de femmes dans le monde qui, selon les estimations de l’ONU, risquent de basculer dans l’extrême pauvreté à cause de la pandémie de Covid-19, peut-on lire samedi dans un communiqué du Département fédéral des affaires étrangères.

«Les progrès réalisés ces dernières décennies en matière d’égalité des sexes et de droits des femmes sont menacés par la crise actuelle», a déclaré Alain Berset. Il en a appelé à un engagement accru de la communauté internationale pour éviter qu’une telle situation ne se produise.

Tendances contradictoires

Les négociations sur la déclaration finale de la Commission de la condition de la femme (CSW) se sont révélées particulièrement difficiles cette année. D’importantes divergences de vues ont notamment été enregistrées dans les domaines de la santé et des droits sexuels et reproductifs, de la violence fondée sur le genre, des droits de l’homme, des structures familiales et de l’éducation sexuelle. Le fait que les États membres de l’ONU soient parvenus à s’entendre sur une déclaration finale conjointe est donc déjà un succès en soi.

Plusieurs tendances contradictoires se dessinent aujourd’hui dans la politique internationale en matière de droits des femmes. D’un côté, nous assistons à l’émergence d’un mouvement mondial d’organisations de la société civile et de la jeunesse en faveur de l’égalité des genres et des droits des femmes qui se sont regroupées sous le nom de «Forum Génération Égalité». Ce forum, qui bénéficie du soutien d’ONU Femmes et d’un grand nombre d’États, sera lancé au Mexique fin mars 2021 et culminera à Paris en juillet 2021. La Suisse participera à ces deux événements.

De l’autre côté, les positions des États critiques à l’égard de l’égalité des genres et des droits des femmes se durcissent et tendent à bloquer tout progrès. Dans ce registre, la Suisse regrette que la Turquie ait annoncé pendant la 65e session de la CSW son intention de se retirer de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique («Convention d’Istanbul»). La Suisse a participé activement à l’élaboration de cet instrument, l’a ratifié et lui accorde une grande importance.

Rôle de médiatrice pragmatique

À l’avenir, son rôle de médiatrice pragmatique restera capital. La Suisse continuera à se mobiliser avec détermination contre la violence fondée sur le genre. Elle s’attachera également à renforcer la situation économique des femmes, en particulier l’égalité salariale, et à donner aux femmes la possibilité de participer de manière effective et sur un pied d’égalité à la vie publique et aux processus décisionnels. Dans ce même esprit, le renforcement du rôle des femmes dans la politique de paix et de sécurité constitue une priorité de la stratégie de politique extérieure 2020-2023 de la Suisse.

L’application mobile pour le renforcement des droits des femmes (Women’s Human Rights App, W’sHR) a été une contribution essentielle de la Suisse à la CSW de cette année. Lancée juste avant la session, elle aura permis aux négociateurs d’accéder rapidement aux textes juridiques et fondamentaux les plus importants dans divers domaines relatifs aux droits des femmes et à l’égalité des genres. «Avec cet outil innovant, la Suisse contribue de manière significative à l’efficacité de l’ONU et renforce ainsi indirectement ses efforts de réforme, ce qui constitue l’un des objectifs de notre politique étrangère», a déclaré Markus Seiler, secrétaire général du DFAE.

ATS

4 commentaires
    CHARLES PITTET

    En matière de cette solution. Charles trouve que la politique est inacceptable. Car il y a d'autres moyens pour faire respecter ce genre de proposition. Vous en avez peu dans vos têtes. Rassurez-vous citoyens Suisse, c'est à nouveau Charles qui a vu la bestiole du Gay, l'ours démoniaque, d'un regard aux yeux d'envie pervers. J'ai eu une peur bleue, rouge et vert. Mieux que celui que j'ai vu avec le Cantonnier et sa brouette à Lausanne.