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CoronavirusLa Suisse va profiter de son côté «propre en ordre»

Le vice-directeur de Suisse Tourisme, Urs Eberhard, estime que la réouverture des frontières avec nos voisins permettra de redorer l’image de confiance de la Suisse .

Dans un premier temps, la branche du tourisme compte sur la clientèle indigène (image d’illustration).
Dans un premier temps, la branche du tourisme compte sur la clientèle indigène (image d’illustration).
KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Suisse Tourisme salue la réouverture annoncée des frontières avec la France, l’Allemagne et l’Autriche. Selon elle, la Confédération peut profiter de son image de pays «sûr et propre».

«Ce qui ne semble pas très sexy en temps normal, peut être un grand plus en temps de crise», affirme le vice-directeur de Suisse Tourisme, Urs Eberhard, dans un entretien avec Keystone-ATS. La Suisse a un concept de protection «très fort» face au coronavirus, l’organisation entend communiquer ce message.

Il est prévu de publier sur le site internet de Suisse Tourisme les concepts de protection des hôtels, restaurants et transports touristiques, afin d’informer au mieux les clients et de «créer de la confiance».

Pour Urs Eberhard, il est important que la Suisse et ses voisins coordonnent maintenant leurs mesures. Le responsable de Suisse Tourisme salue également la recommandation faite mercredi par la Commission européenne aux États de l’espace Schengen de rouvrir les frontières intérieures. Il y voit un «signal» pour le tourisme.

Besoin de «se protéger»

Malgré cela, il faudra sans doute du temps pour que les voyageurs étrangers reviennent. Dans un premier temps, la branche du tourisme compte surtout sur la clientèle indigène. «Je crois qu’il ne faut pas sous-estimer le fait qu’en période de crise, les gens ont besoin de se protéger», souligne Urs Eberhard.

Nombre d’entre eux devraient donc passer leurs vacances dans leur pays. Mais «tôt ou tard», les gens retrouveront le besoin de voyager. Les touristes étrangers devraient donc revenir «à moyen terme», ajoute-t-il.

Quant aux visiteurs non-européens, difficile de dire quand ils reviendront. Il faudra d’abord que les frontières extérieures de l’espace Schengen soient rouvertes.

Mais une chose est sûre, la Suisse ne fera «pas d’offres à prix cassés», affirme M. Eberhard. Elle devrait plutôt mettre à profit ce «nouveau départ» pour «convaincre les gens de rester chez nous plus longtemps. Cela permettrait aussi d’augmenter la valeur ajoutée».

ATS/NXP