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Rebecca Ruiz nous répond«La situation ne nous alarme pas»

Pour la ministre vaudoise de la Santé, les obligations fédérales et cantonales du port du masque sont respectées.

Rebecca Ruiz, cheffe du Département de la santé et de l’action sociale de l’État de Vaud.
Le nombre stable de nouvelles infections n’appelle pas de nouvelles mesures.
Rebecca Ruiz, cheffe du Département de la santé et de l’action sociale de l’État de Vaud.
Florian Cella

«Aujourd’hui, tous les usagers des transports publics – et j’en fais partie quotidiennement – peuvent constater que le port du masque est très bien respecté. Rares sont les personnes qui n’en portent pas. Nous faisons le même constat dans les commerces». Pour la cheffe du Département de la santé et de l’action sociale, Rebecca Ruiz, les mesures en vigueur dans toute la Suisse (transports) et dans les commerces (Vaud) sont respectées. Son Département ne reçoit pas de compte rendu négatif du terrain.

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Au rayon des transports, c’est plutôt la voie des airs qui continue à préoccuper la ministre: «Nous insistons pour que la Confédération oblige les compagnies aériennes à transmettre les listes de passagers aux Cantons. La mise en quarantaine sur base volontaire au retour d’un voyage est une mesure insuffisante.»

10 à 15 infections par jour

Sur le plan épidémiologique, c’est un peu le calme plat, se félicite-t-elle: «L’ensemble des mesures prises par la Confédération et le canton de Vaud permettent de stabiliser le nombre des nouvelles infections. Nous en constatons 10 à 15 par jour et ce niveau est stable depuis deux semaines. Donc les mesures fonctionnent bien, la situation ne nous alarme pas et ne nous incite pas à prendre de nouvelles mesures.»

Le constat est légèrement plus nuancé pour les cafés-restaurants. Certes, ceux-ci «comme ils le souhaitaient, ont le choix entre la traçabilité et le port des masques.» Le personnel demande aux clients de donner leurs noms et adresses, dès l’accueil. Sinon, les employés portent des masques. «Dans la très grande majorité des établissements cela fonctionne et les distances continuent à être respectées, avance la conseillère d’État. Mais nous n’ignorons pas que certains ont eu des rappels à l’ordre.»

«Des clusters apparaissent à cause de fêtes privées»

Rebecca Ruiz

Les inquiétudes sont sur d’autres fronts, ajoute-t-elle: «D’une part, il continue à y avoir des infections dans les entreprises. Certaines, tout comme leurs employés, peuvent se trouver dans des situations difficiles quand il faut mettre en place des quarantaines. D’autre part, des clusters apparaissent à cause de fêtes privées et cela se complique quand les personnes, en principe des jeunes, participent à plusieurs fêtes durant tout un week-end.»