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L’éditorialLa République du flou

Des Rues-Basses très fréquentées, par un doux soleil d’arrière-saison; des installations sportives que se partagent, sans la moindre mesure sanitaire, de nombreux athlètes du dimanche; du télétravail «recommandé» mais si peu appliqué. Bienvenue dans la Genève de la deuxième vague.

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Il est tentant, pour nos autorités, de pointer un doigt moralisateur vers la population. Bien sûr, chacun devrait faire un effort, ne fût-ce que par respect pour les malades et les soignants.

Pourtant, comment en vouloir à des Genevois bombardés de consignes floues et contradictoires? On force les magasins à fermer… sauf les librairies. J’adore les librairies! Mais le virus y entre-t-il moins que chez un marchand de disques?

Et le télétravail? L’ambiguïté permet à certaines entreprises de forcer leurs employés à venir au bureau. Et le masque? La Ville décide de le rendre obligatoire dans les Rues-Basses… sans le dire à personne!

Les autorités ont voulu prendre des mesures plus fines et plus ciblées qu’en mars. Une belle stratégie en théorie. Il serait temps de la confronter aux résultats obtenus. Des mesures moins fortes mais claires, par exemple rouvrir les magasins avec un protocole sanitaire drastique, ne seraient-elles pas plus efficaces?

L’adhésion de la population s’érode. Genève détient le record d’Europe des contaminations. Ces deux constats devraient conduire, à tout le moins, à reconsidérer une stratégie démentie par les faits.

9 commentaires
    Marc Rosset

    Le virus se transmet par contact et l’observation des gens dans la rue et dans les commerces montre que:

    Les distances sociales ne sont pas respectées.

    Le gel hydroalcoolique n’est plus utilisé à l’entrée des magasins.

    On trouve des attroupements dans les rues et dans les commerces avec des personnes qui ont enlevé leurs masques pour mieux discuter.

    Je ne fais pas d’hypothèse sur les réunions et fêtes en privé...

    C’est le comportement des genevois qui a provoqué la réaction du CE. Elle est peut-être maladroite, vu que le canton voisin n’a pas suivi, mais pas illogique. Et les commerçants qui se plaignent sont aussi des citoyens qui ne respectent pas les règles.

    Le Gouvernement fédéral qui a bien agi lors de la première vague fait du Trump pour la seconde. Un problème mondial ne peut pas être cantonalisé.