EditorialLa pandémie imprimée dans le corps
Entre copines ou chez le médecin, trop de nos discussions commencent par «Depuis le Covid...», voire «Depuis le vaccin...». C’est inévitable: scientifiquement, on ne sait encore pas grand chose des effets de la pandémie sur la santé gynécologique.
Certaines ont constaté des changements dans leur cycle menstruel, d'autres ont cru subir une ménopause précoce. D'aucunes ont vu leur projet de grossesse chamboulé par la maladie ou le contexte sanitaire. Les défis liés à la maternité en temps de pandémie ont sans doute marqué une (petite) génération de nouvelles mères et d'enfants, même si on ne sait pas encore comment.
Ces phénomènes sont en cours d'analyse et on ne connaîtra probablement pas avant des années les effets à long terme de la pandémie sur la santé reproductive féminine. En attendant, de premières études à large échelle et les dernières statistiques nous donnent un aperçu des constats gynécologiques les plus évidents.
«Avez-vous pris des nouvelles de celles qui vous sont chères, récemment?»
Avez-vous pris des nouvelles de celles qui vous sont chères, récemment? Faute de temps et d’énergie, nombreuses sont les femmes qui ont zappé leurs contrôles gynécologiques, là où sont décelés de nombreux soucis de tous ordres. Ajoutez à cela le fait que les femmes sont les principales victimes du Covid long, dont les symptômes débilitants ne sont pas toujours pris au sérieux.
Nous avons toutes eu le Covid, mais la maladie, l’isolement et le stress en ont touché certaines plus durement. Leur corps digère peut-être encore en silence le cocktail amer de la pandémie.
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.








