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Cri d’alarme de l’OMSLa pandémie a exacerbé les violences faites aux femmes

Un tiers des femmes sont victimes de violences physiques ou sexuelles dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé. La crise du coronavirus n’a pas arrangé les choses.

L'Organisation mondiale de la santé qui siège à Genève veut que les États augmentent leurs efforts contre les violences sexuelles sur les femmes (archives).
L'Organisation mondiale de la santé qui siège à Genève veut que les États augmentent leurs efforts contre les violences sexuelles sur les femmes (archives).
KEYSTONE

Un tiers des femmes dans le monde, ou environ 735 millions, subissent à un moment donné des violences physiques ou sexuelles. Si ce chiffre reste stable en dix ans, les victimes sont parfois très jeunes, a déploré mardi à Genève l’OMS.

Au total, un quart des jeunes femmes qui ont été en couple auront déjà été confrontées à cette situation à 25 ans. «La violence contre les femmes est endémique dans chaque pays», affirme le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus. La situation est «horrifiante», a-t-il dit à la presse.

Selon lui, la pandémie a exacerbé ce problème. Lundi devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, plus de 60 pays, dont la Suisse, avaient appelé à garantir que les efforts supplémentaires des femmes dans la lutte contre le coronavirus ne devaient pas aboutir à davantage de violences contre elles.

De son côté, Tedros Adhanom Ghebreyesus appelle les gouvernements, les communautés et les individus à «changer» d’attitude. Les violences dans le couple sont de loin les plus nombreuses auxquelles les femmes sont confrontées. Plus de 630 millions d’entre elles sont affectées. «Nous sommes très inquiets par le fait que les violences domestiques soient si établies», a dit de son côté la directrice exécutive d’ONU Femmes Phumzile Mlambo-Ngcuka.

Pays pauvres affectés

Et 6% des femmes disent avoir été abusées par d’autres personnes. Mais ce chiffre est probablement plus élevé, explique l’OMS qui publie le rapport pour un groupe d’agences onusiennes sur des données qui portent sur 158 pays jusqu’en 2018 et ne prennent pas en considération la pandémie. Environ 150 pays ont des législations sur les violences domestiques et sur le harcèlement sexuel au travail mais le problème «est dans l’application», dit Phumzile Mlambo-Ngcuka.

De nombreux pays ont observé une augmentation des indications de violences auprès des autorités, des travailleurs de santé ou d’autres acteurs depuis le coronavirus, mais des investigations supplémentaires devront être menées.

Les femmes sont victimes de manière disproportionnée dans les pays pauvres et à revenus intermédiaires. Selon les estimations, plus d’un tiers d’entre elles sont exposées dans ces zones. La part atteint même la moitié dans certains États.

Europe moins confrontée

Et par région, l’Australie et ses voisins, une partie de l’Asie et l’Afrique subsaharienne sont les plus affectées. L’Europe est la moins confrontée à ce problème. Autre indication, 16% des jeunes femmes ont été victimes de violences depuis un an, part la plus importante.

Or, ces abus peuvent provoquer d’autres problèmes ou pathologies, affirme aussi l’OMS. «Ils ne sont pas seulement criminels», a ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L’organisation appelle à les empêcher en diminuant les inégalités économiques et en changeant les institutions et les réglementations discriminatoires. Elle demande des efforts dans les systèmes de santé et l’éducation. Elle souhaite aussi une amélioration et des investissements dans les indications sur la violence contre les femmes dans les différents pays.

ATS

3 commentaires
    CHARLES PITTET

    Vos recherches de maternité n'ont pas bien marché. Des voyous, Mesdames pourquoi n'avez-vous pas pensé bien avant car sur une quantité de gens, il y a toujours un meilleur accompagnement neurologique dans une institution matrimonial chrétienne catholique. En plus des gens compétents pour un meilleur choix selon vos paramètres d'ídée.