Passer au contenu principal

Révolution de jasminLa nostalgie de l’époque Ben Ali gagne du terrain en Tunisie

Dix ans après le départ du président Ben Ali, le 14 janvier 2011, les déçus de la révolution se tournent vers Abir Moussi, avocate de l’ancien régime, devenue l’une des figures les plus populaires du pays.

Abir Moussi, présidente du PDL, le Parti destourien libre, doit sa popularité à un discours intransigeant vis-à-vis du parti islamiste Ennahdha.
Abir Moussi, présidente du PDL, le Parti destourien libre, doit sa popularité à un discours intransigeant vis-à-vis du parti islamiste Ennahdha.
AFP

«La révolution, j’y croyais. Mais quand je vois ce que le pays est devenu, je me dis qu’il nous faut un homme fort avec une poigne de fer à la tête de l’État», explique Ahmed, chauffeur de taxi, en évoquant tour à tour les rues sales de Tunis, les chamailleries politiques, le chômage et l’inflation. Abir Moussi n’est pas un homme, mais la députée et présidente du Parti destourien libre (PDL) a la «r’jouliya» (force), selon Ahmed. Ces dix dernières années, elle n’a pas dévié de sa position, défendant le bilan de l’ancien régime et refusant de qualifier le soulèvement de 2010-2011 de «révolution».

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.