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Métros, bus et vélos en hausseLa mobilité douce progresse à Lausanne

Selon une étude, le trafic cycliste a augmenté de 54% dans la capitale vaudoise. Les transports publics enregistrent une hausse de 8,2%. Le trafic automobile baisse de 2,4%.

Transports publics et vélos grignotent l’empire de la voiture à Lausanne, ville où la Municipalité fait des efforts pour inciter à la mobilité douce.
Mobilité
Transports publics et vélos grignotent l’empire de la voiture à Lausanne, ville où la Municipalité fait des efforts pour inciter à la mobilité douce.
FLORIAN CELLA

La nouvelle étude de l’Observatoire de la mobilité pointe quelques chiffres encourageant pour la Municipalité lausannoise et sa majorité de gauche qui travaille à la diminution du trafic motorisé en ville et incite à la mobilité douce. Selon les chiffres des années 2018-2019 – qui ne comprennent donc pas les effets de la crise du coronavirus – les passagers cyclistes ont augmenté de 54% dans la capitale vaudoise et l’usage des transports publics de 8,2%. Dans le même temps, le trafic individuel motorisé (TIM) a quant à lui baissé de 2,4%. Dans son interprétation des chiffres, la Ville souligne une corrélation entre la diminution du TIM et l’augmentation des usages de mobilité douce, de l’ordre du report.

«250 automobilistes ne se sont pas soudainement transformés en cyclistes!»

Florence Germond, directrice des Finances et de la Mobilité

Chiffres «intéressants»

La directrice des Finances et de la Mobilité, Florence Germond, tempère toutefois ces effets de balance. «Nous constatons surtout une tendance. Il n’y a évidemment pas de report de un pour un: 250 automobilistes ne se sont pas soudainement transformés en cyclistes! Mais, avec une population qui continue à croître (ndlr: près de 140000 en 2019 contre 115000 en 2000), ces chiffres sont extrêmement intéressants, d’autant plus que nous enregistrons une forte demande de mesures pour apaiser le trafic.»

Le chiffre le plus impressionnant n’est d’ailleurs pas tant du côté du vélo – qui continue à tirer profit de son électrification dans une ville connue pour ses pentes péremptoires – que des transports publics. La hausse de 8,2% est en effet à mettre en relation avec 122 millions de voyages annuels (TL et LEB) et indique des transferts de mobilité plus massifs. Il est encore à noter que si la ceinture lausannoise enregistre des baisses de TIM significatives à l’ouest (-5,7%) et au nord (-2,5%), l’est joue au mauvais élève avec une hausse de 2,5% pendant la période.