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FerroviaireLa ligne du Mandement inaugure ses nouvelles gares

Les stations ont été mises aux normes et agrandies, sauf à Vernier et Meyrin, où des travaux restent nécessaires. Cérémonie à la Zimeysa.

Inauguration de la gare modernisée de Zimeysa, ce lundi 5 octobre 2020, à Genève, dans la zone industrielle de Meyrin-Satigny. (KEYSTONE/Magali Girardin)
Inauguration de la gare modernisée de Zimeysa, ce lundi 5 octobre 2020, à Genève, dans la zone industrielle de Meyrin-Satigny. (KEYSTONE/Magali Girardin)
keystone-sda.ch

Les vignes sont à portée de vue, mais le paysage revêt un aspect toujours plus urbain. Près de la gare de la Zimeysa (zone industrielle Meyrin-Satigny), on aperçoit certes encore des bâtiments bas trônant dans de vastes parkings à l’air libre, mais les édifices les plus récents, comme ceux du campus horloger de Richemont, prennent de la hauteur et offrent parfois des arcades en bord de rue. Et c’est derrière un hôtel de sept niveaux que s’abrite la gare de la Zimeysa que les autorités et les CFF ont inaugurée lundi.

Car c’est en effet une vraie gare qui a remplacé l’humble station de 1987. «C’est l’histoire d’une halte vétuste devenue une gare RER», résume Peter Jedelhauser, responsable aux CFF du programme Léman 2030 visant à accroître les capacités ferroviaires de la région, saluant l’émergence d’un «futur pôle de mobilité». Car aux trains et aux bus doit venir prochainement s’adjoindre l’extension de la voie verte traversant toute l’agglomération, prolongeant celle qui se déroule sur le toit du CEVA sur la Rive gauche.

Dans un futur lointain: une fréquence au quart d’heure

Des rames dédoublées peuvent desservir les stations de l’ensemble de la ligne grâce à l’extension des quais à tous les arrêts jusqu’à La Plaine. Et cela même à Meyrin et Vernier, où les adaptations ont pris du retard (elles seront achevées respectivement en 2022 et 2023), mais des aménagements provisoires permettent déjà aux trains longs d’accoster. L’accès a été amélioré (avec parfois de nouveaux passages sous voies), des marquises ont été installées. Le tout pour un coût de 67 millions de francs.

Le public est au rendez-vous. «La fréquentation croît de 10 à 15% par an, davantage que la moyenne suisse, Genève rattrape son retard ferroviaire», relève Mario Werren, responsable du Léman Express dont les lignes 5 et 6 desservent le secteur, sans avoir connu autant de couacs que celles reliant Coppet à Annemasse. «À ceux qui s’impatientent face à une offre qui ne répond pas aux attentes, on peut dire, après discussion avec le directeur des CFF, que celui-ci prend la chose très au sérieux», rassure Serge Dal Busco, conseiller d’État chargé des Infrastructures.

L’avenir de la ligne, c’est une fréquence dédoublée, passant au quart d’heure, mais dépendant de l’achèvement de la gare souterraine de Cornavin, espérée en 2031. Sur le même axe, Genève veut implanter une gare à Châtelaine, mais n’a pas encore réussi à glisser cette ambition dans l’agenda fédéral avant l’horizon de 2040. Mais le Canton mijote des tactiques pour hâter sa réalisation.

6 commentaires
    Rodrison

    1- la cadence de 15 min doit être une priorité. 2- la halte de Châtelaine serait un succès immédiat lors de son ouverture, c'est un échec majeur de n'avoir pas réussi à inclue se projet dans les investissements à venir 3- il faut ouvrir aussi le tunnel de Châtelaine au trafic de voyageurs. Il serait possible d'avoir une ligne supplémentaire et directe entre le mandement et Annemasse, voir entre Annemasse et l'aéroport