AboLa grève des 5 minutes aux TPG passe inaperçue
Les chauffeurs avaient annoncé qu'ils respecteraient un arrêt de 5 minutes à chaque terminus.

A la mi-journée, ce jeudi 5 novembre, la grève du zèle déclenchée par les conducteurs des Transports publics genevois, qui réclament de pouvoir profiter de cinq minutes de pause à chaque terminus, ne semble pas affecter le trafic des bus et des trams. A 15 heures, le site de la régie publique ne signalait que deux perturbations sans relations avec le mouvement soutenu par les trois syndicats maison. Dans une journée normale, quelque 400 chauffeurs sont en route. Quelques dizaines tout au plus observeraient strictement le mot d'ordre des syndicats, évalue l'entreprise.
Les chauffeurs se plaignent que, sur certaines lignes particulièrement affectées par l'encombrement des rues, le temps technique d'arrêt au terminus soit souvent grignoté par l'impératif de tenir l'horaire. Plus possible de se dégourdir les jambes ou de satisfaire un besoin pressant. La direction de l'exploitation des TPG dit comprendre la revendication des chauffeurs, tout en remarquant que le temps technique moyen sur la ligne la plus fréquentée du réseau, celle du tram 12, est de 4 minutes 30. Il est au minimum de 4 minutes et parfois beaucoup plus. Enfin, ont cru devoir préciser les TPG, un chauffeur a toujours la possibilité de signaler qu'il prend trois minutes en cas de besoin.
La direction regrette que ce mouvement intervienne alors qu'un nouveau modèle de plan horaire, discuté par les partenaires sociaux, doit être mis en test sur quatre lignes le 13 décembre prochain, date des changements d'horaires et de prestations pour l'ensemble des transports publics suisses.
Valérie Solano, permanente du syndicat SEV, a expliqué à la Tribune que cette revendication des 5 minutes est ancienne et que les chauffeurs perdent patience. Elle indique également que leur patience a été érodée en raison d'un autre dysfonctionnement. La direction de l'entreprise ne respecterait pas le programme des plans de roulement défini il y a une dizaine d'années, ce qui revient à détériorer les conditions de travail des chauffeurs.
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