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Saint-GallLa femme tuée chez elle? De la violence gratuite

La locataire de 46 ans frappée à mort mercredi par un individu de 22 ans ne connaissait pas son bourreau, contrairement à ce que la police a pensé dans un premier temps.

L'agresseur aurait choisi sa victime et le lieu de son crime au hasard, selon le Ministère public (archives)
L'agresseur aurait choisi sa victime et le lieu de son crime au hasard, selon le Ministère public (archives)
Keystone-ATS/Michael Nyffenegger

La mort de deux personnes mercredi dans un appartement à St-Gall ne serait pas liée à de la violence domestique, comme l’avait d’abord indiqué la police. Le jeune agresseur d’une femme de 46 ans aurait choisi sa victime au hasard avant d’être abattu par la police.

L’homme âgé de 22 ans a fait irruption dans un immeuble peu après midi et dans un appartement situés dans un quartier d’habitations au sud-est de la ville. Il a alors frappé à plusieurs reprises la locataire de l’appartement avec un objet anguleux et pointu, indique ce jeudi le Ministère public st-gallois.

Les policiers arrivés sur place dans le cadre d’une importante opération d’intervention ont sommé l’agresseur de cesser de frapper sa victime. Le jeune homme n’a pas réagi aux injonctions des policiers et a continué à frapper «très violemment» la locataire de l’appartement. C’est alors que les policiers ont tiré plusieurs coups de feu sur l’agresseur.

Elle a succombé

Criblé de balles, le jeune homme de nationalité suisse est décédé sur les lieux du drame. Hospitalisée avec de graves blessures à la tête, sa victime a succombé à un grave traumatisme cranio-cérébral.

Au stade actuel de l’enquête, tout indique que l’agresseur a sévi dans un lieu et sur une victime au hasard, souligne le Ministère public. Dans un premier temps, la police cantonale avait laissé entendre mercredi qu’il s’agissait d’un acte de violence domestique. L’autorité d’enquête est à pied d’oeuvre pour élucider les causes et les circonstances du crime.

Policiers pris en charge

L’acte extrêmement violent de l’agresseur semble indiquer qu’il souffrait de troubles psychiques, précise à Keystone-ATS une porte-parole du Ministère public. L’autorité d’enquête est à pied d’oeuvre pour élucider les causes et les circonstances du crime.

En outre, une procédure d’enquête externe a été ouverte au sujet des deux policiers qui ont tiré sur l’agresseur. Tous deux ont été pris en charge par une cellule psychologique après l’intervention.

ATS/NXP