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Témoignages de la crise sanitaireLa deuxième vague pèse sur le moral des Genevois

Si le premier confinement a permis à certains de faire un break, le deuxième dévoile un sentiment d’usure faute de certitudes pour l’avenir.

Herrmann

Déjà huit mois de crise. Pas surprenant que les Genevois aient plus de mal à supporter cette deuxième vague du Covid-19. Ils ont la désagréable impression de retourner à la case départ. «C’est la chronicité qui inquiète, relevait ainsi la directrice générale de l’Imad, Marie Da Roxa dans notre édition du 13 novembre. Les collaborateurs fatiguent à tous les niveaux. Ils ont tout donné lors de la première vague et n’ont pas eu de vraies vacances. Résultat: personne n’avait envie d’y retourner.»

Nos vaillants soignants sont, en plus, repartis au front épuisés, sans être applaudis comme au printemps dernier. Fini les élans de solidarité, place au repli sur soi et à l’intérêt personnel. Les sacrifiés de l’économie – restaurateurs, coiffeurs et artistes, notamment – sont à bout et crient à l’inégalité de traitement. Peur de tomber malade, voire de mourir, manque de contacts, soucis financiers, ce deuxième pic plonge la population dans l’incertitude et une forme de détresse psychologique. Nous l’avons constaté en allant à la rencontre des Genevois.

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