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SuisseLa cyberdéfense sera développée au sein de l’armée

Le Conseil fédéral a mis diverses modifications de la loi sur l’armée en consultation ce mercredi. Les sept sages prévoient notamment de créer un commandement Cyber dès 2024 afin de répondre aux menaces actuelles.

Le commandement Cyber devra organiser les capacités militaires clés dans les domaines de la cyberdéfense, de la cryptologie et de la guerre électronique.
Le commandement Cyber devra organiser les capacités militaires clés dans les domaines de la cyberdéfense, de la cryptologie et de la guerre électronique.
KEYSTONE

L’armée sera dotée d’un commandement Cyber. Dans le cadre du développement de l’armée, le Conseil fédéral a mis mercredi en consultation diverses modifications de la loi sur l’armée et sur son organisation, notamment dans le domaine de la cyberdéfense. La consultation est ouverte jusqu’au 22 janvier.

Le processus de développement de l’armée, débuté en janvier 2018 et qui doit prendre fin en décembre 2022, prévoyait une subdivision en trois domaines. En juin, le Parlement a demandé au Conseil fédéral de renoncer à la création d’un commandement de Soutien dans l’armée, et donc à la fusion de la Base de l’aide au commandement et de la Base logistique de l’armée.

Pour répondre aux menaces actuelles, le Conseil fédéral prévoit de transformer la Base de l’aide au commandement en commandement Cyber dès 2024. Celui-ci devra organiser les capacités militaires clés dans les domaines de la cyberdéfense, de la cryptologie et de la guerre électronique, des prestations informatiques, de l’aide au commandement et de l’image de la situation.

Par ailleurs, les effectifs de l’armée dans le domaine de la cyberdéfense seront augmentés. Le Conseil fédéral prévoit la création d’un cyberbataillon et d’un état-major spécialisé. Les effectifs passeront de 206 à 575 militaires. Leur instruction sera complétée par un stage auprès de partenaires externes. L’armée bénéficiera des capacités ainsi acquises.

Aviation militaire

La consultation prévoit également une modification de la loi sur l’aviation. La Suisse se dotera d’une autorité du trafic aérien militaire comparable à l’Office fédéral de l’aviation civile.

Cette nouvelle autorité devra assurer la sécurité des Forces aériennes lors de leurs missions. Elle veillera à éviter tout incident ou accident dans l’espace aérien et à garantir la surveillance et la régulation du trafic aérien militaire.

Le Conseil fédéral entend également renforcer l’appui apporté par l’armée aux événements civils. Les disponibilités seront assouplies. Ainsi, les recrues en phase d’instruction de base pourront être engagées, et plus seulement les militaires en service long et ceux en cours de répétition.

Lors d’événements d’importance nationale ou internationale, l’armée devra aussi fournir des prestations, même sans en tirer un avantage au niveau de son instruction ou de l’entraînement.

Service long

Les militaires en service long devront effectuer 300 jours de service, contre 280. Cette prolongation doit permettre de mieux répondre aux besoins de l’armée. Actuellement, pendant une certaine période de l’année, il n’y a pas de militaires en service long ayant terminé leur instruction de base et pouvant être engagés pour toutes les tâches en tant que militaires ayant reçu une instruction complète.

En outre, l’appréciation lors du recrutement et lors de la remise de l’arme du potentiel danger et d’abus doit être améliorée. Le gouvernement veut également intervenir dans certains autres domaines de l’instruction, dans diverses dispositions sur l’engagement de l’armée en service d’appui, dans l’accomplissement des missions de l’armée en fonction des menaces, dans les droits et les devoirs des militaires et dans le domaine des affaires sanitaires.

ATS/NXP