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CarougeLa cuisine élitiste de l’Indian Rasoi

Le chef Kuldeep Rawat avait ouvert en 2008 le Rasoi by Vineet Bhatia au Mandarin Oriental. Il vole aujourd’hui de ses propres ailes.

Kuldeep Rawat.
Indian Rasoi
Kuldeep Rawat.
DR

Il existe donc deux Rasoi à Genève. Celui du Mandarin Oriental proposant les mets du célèbre chef Vineet Bhatia, l’autre à Carouge où opère Kuldeep Rawat. Rasoi signifiant «cuisine», le terme n’est pas protégé. Cela dit, Kuldeep a travaillé pour Vineet au Mandarin et les deux chefs s’entendent fort bien.

Nous retrouvons dans les assiettes cette vision culinaire élitiste qui fait le succès de l’ancien étoilé londonien (Vineet Bhatia a fermé son restaurant il y a quelques mois). La carte reste cependant assez restreinte, contrairement à la longue liste des plats proposés à emporter.

Cela ne nous empêche pas de nous régaler avec le poulet tikka mariné, puis rôti au tandoor et posé sur un tapis de deux sauces curry, une verte et une jaune.

La perfection se retrouve dans les samosas de bœuf. Croustillants dehors, moelleux dedans, savoureux. Ils sont nappés d’une sauce au pois chiche à la tonalité sucrée acidulée, dopée par du piment dosé avec doigté.

Kuldeep Rawat propose un filet de canard rôti, à la peau laquée et à la chair rose et juteuse. Il est escorté d’un khichdi. Un joyeux méli-mélo de riz, de lentilles corail et de légumes. Il est parfumé au lait de coco. Il se mêle avec bonheur à une sauce makhani aux mangues.

Une préparation à base de beurre, de crème et de plusieurs épices dominées par le garam masala. Dans la cuisine indienne, elle accompagne surtout le poulet, mais le chef l’adapte ici au canard en y ajoutant de la mangue pour apporter une saveur sucrée idéale pour ce volatile.

Le filet de poulet mariné au basilic et à la coriandre, puis cuit dans le tandoor, fut moins réussi. Il s’est révélé trop sec et n’a pas été dégusté. Mais il n’a pas été facturé. Il était associé à du riz sauvage et une sauce kadi, un curry de yaourt.