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GenèveLa crise sanitaire pèse sur le Dies academicus de l’UNIGE

La cérémonie du Dies academicus de l’Université de Genève (UNIGE) a été l’occasion de décerner à cinq personnalités un doctorat honoris causa. Parmi elles, Christiane Taubira.

Christiane Taubira a été l’une des cinq personnalités à recevoir vendredi le titre de doctorat honoris causa de l’UNIGE.
Christiane Taubira a été l’une des cinq personnalités à recevoir vendredi le titre de doctorat honoris causa de l’UNIGE.
KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Il y a un an, le Dies academicus de l’Université de Genève (UNIGE) célébrait ses deux astrophysiciens fraîchement nobélisés. Vendredi, la cérémonie s’est déroulée dans une ambiance bien différente, la pandémie de Covid-19 étant passée par là.

Ce Dies academicus est particulier, a admis le recteur de l’UNIGE Yves Flückiger. Le professeur d’économie a souligné la formidable capacité d’adaptation dont ont fait preuve les étudiants pendant cette période d’incertitude. De nouvelles dynamiques ont été initiées et des comportements d’entraide sont apparus.

La crise a aussi eu des mauvais côtés. La riche Genève s’est découvert des «îlots de précarité». Le recteur a fait ici référence à ces milliers de personnes qui avaient perdu du jour au lendemain une partie de leurs revenus et qui se pressaient chaque samedi à la patinoire des Vernets pour recevoir un sac de nourriture.

L’importance de la science

M. Flückiger a estimé prématuré de tirer un bilan de la crise sanitaire. L’épidémie a un impact sur la société, les relations humaines et le psychisme «dont nous ne mesurons pas encore tous les effets», a noté le recteur. L’épreuve aura néanmoins mis en lumière l’apport de la science pour gérer ces situations exceptionnelles.

La cérémonie a été l’occasion, pour l’UNIGE, de décerner à cinq personnalités un doctorat honoris causa. Parmi elles, Christiane Taubira. L’ancienne garde des Sceaux et ministre française de la Justice n’était pas présente pour recevoir en mains propres son titre. Elle s’est exprimée par écrans interposés depuis la Guyane.

Le Dies academicus était placé sous le signe de la cohésion. Le discours de l’ancienne ministre a fait écho à ce thème. Mme Taubira a souligné «les forces centrifuges qui travaillent nos sociétés». La cohésion, selon elle, est conditionnée à l’acceptation de la diversité.

«En face de la mondialisation, de sa brutalité, de ses injustices, de ses progrès inégaux, il n’y a qu’une réponse, la mondialité, une relation en majuscule qui n’ignore aucune partie du monde», a déclaré Mme Taubira. Pour elle, aucun visage de la réalité humaine ne doit être poussé «sous le silence de l’Histoire».

L’UNIGE a également décerné la médaille de l’université aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) pour la façon exemplaire avec laquelle ils ont réagi à la crise sanitaire. Le premier hôpital universitaire de Suisse, un mammouth qui emploie 12’000 personnes, s’est transformé rapidement en «hôpital Covid».

ATS/NXP

8 commentaires
    boTANIc

    Visiblement notre cher Dies academicus et les autres mandarins de l'UNI GE ont d'autres soucis que la crise sanitaire actuelle.