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ÉditorialLa 6G arrive. Parlons-en!

Dans l’univers de la recherche, demain débute dix ans plus tôt. C’est précisément ce qui se passe dans les technologies de l’information. L’Union européenne vient tout juste de lancer les travaux Hexa-X, son projet de recherche sur la6G qui devrait offrir cinquante fois plus de débit que la 5G en 2030. Mais ici, il ne s’agit pas seulement de gagner en vitesse mais d’ouvrir de nouveaux accès à l’intelligence artificielle, d’utiliser de nouveaux composants plus rapides et économes en énergie. Les applications? Comme ce fut le cas lors des travaux préliminaires de la téléphonie mobile, la plupart n’existent pas encore mais on les devine: voitures autonomes, drones, robots, diagnostic médical, reconnaissance de la voix, murs intelligents, etc.

Pour une fois, l’Europe semble être à la pointe de ces développements. Bien sûr, cette course en avant, qui se poursuit au moment même où la population découvre l’arrivée de la 5G, est anxiogène. Et sera ressentie par beaucoup comme une provocation, notamment par tous ceux qui souhaiteraient faire une pause dans l’évolution scientifique et technologique. Les sociétés démocratiques expriment une méfiance de plus en plus forte, sans doute par peur d’être dépossédées de leur destin.

Pourtant, la technologie n’est ni bonne, ni mauvaise, ni neutre. Les moratoires ou interdictions donnent l’illusion que l’on peut figer le présent. Ce ne sont pas tant les technologues qu’il faut blâmer mais notre incapacité à engager très tôt le débat sur des enjeux qui ne sont pas que techniques ou économiques. Il est urgent de s’informer pour décider souverainement de ce qui contribue réellement au bien commun. Nous ne sommes les esclaves que de nous-mêmes et non d’un prétendu complot technophile.

36 commentaires
    bOTAnic

    Espérons que sur ce coup-là, l'Europe et l'Europe seule, ne se laissera pas devancer et engloutir le marché par les chinois ou les américains.

    Cela évitera d'avoir une main mise, un contrôle et une probable ingérence indiscrète de Pékin ou des USA, sur nos réseaux de communications.