L’invitéL'exécution est au coeur de la stratégie du régime
Le politologue iranien Hamid Enayat par le du régime des mollah.
Depuis 38 semaines, chaque mardi, des prisonniers de 22 prisons iraniennes mènent une grève de la faim pour protester contre la peine capitale.Dans son dernier rapport choc, Javaid Rehman, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme en Iran, a qualifié deux vagues majeures de massacres en Iran – celles de 1982et de 1988 – des génocides, car la dictature religieuse a exécuté ses opposants uniquement en raison de leurs croyances. Les exécutions pour motifs idéologiques se poursuivent. Le 16 septembre, la sentence de mort a été officiellement prononcée contre deux prisonniers politiques, Behrouz Ehsani Eslamloo et Mehdi Hassani. Leur crime: «rébellion, appartenance à l’OMPI et…».
Le mercredi 18 septembre, Mohammad Javad Vafa’i-Sani, un troisième prisonnier politique était lui aussi condamné à mort. Le 6 octobre, le régime iranien a entamé le procès de sept prisonniers politiques – Abolhassan Montazer, Pouya Ghorbadi, Vahid Bani-Amrian, Babak Alipour, Ali Akbar Daneshvarkar, Mohammad Taghavi et Mojtaba Taghavi – après des mois d’interrogatoires et de tortures à la prison d’Evin. Ils sont accusés de rébellion, d’appartenance à l’OMPI, entre autres chefs d’accusation, et risquent également l’exécution.
Selon la charia des mollahs, toute organisation appelant au renversement du régime rend chacun de ses membres coupables de rébellion armée, les rendant ainsi passibles de la peine de mort.Chaque jour, la vie d’un jeune est détruite par exécution. Depuis que Massoud Pezeshkiana formé son gouvernement en août, plus de 255 personnes ont été exécutées. L’Iran détient le triste record mondial du nombre d’exécutions politiques et du nombre d’exécutions par habitant.
Selon Amnesty International, 74% des exécutions mondiales enregistrées en 2023 ont eu lieu en Iran. Sous ladictature religieuse, la société iranienne saigne quotidiennement. Rien que l’année dernière, 864 personnes ont été exécutées. En fait, l’exécution est au cœur de la stratégiede survie du régime.Maryam Radjavi, dirigeante de l’opposition iranienne, qui milite pour un Iran sans exécutions ni armes nucléaires, a lancé un appel au mouvement «Non aux exécutions» en Iran.
Depuis plus de 38 semaines, chaque mardi, des prisonniers politiques dans 22 prisons différentes se mettent en grève de la faim. Les prisons sont devenues le foyer de la lutte contrele régime.Madame Radjavi estime que les gouvernements du monde entier doivent conditionner leurs relations avec le régime des mollahs à l’arrêt des exécutions.
«Ce régime, avec ses 45 ans de massacres et d’exécutions en Iran et dans la région, ne pourra échapper à sa chute inévitable. L’intensification des exécutions ces dernières semaines en est une preuve indéniable,»déclare-t-elle.
En tant que musulmane, Maryam Radjavi conteste la peine de mort, que le régime iranien présente comme une «bénédiction divine». Elle déclare: «Le Dieu que j’adore est un Dieu de bonté, de compassion et de pardon.» Selon elle, l’exécution est un acte qui va à l’encontre de la miséricorde et de la compassion infinie que Dieu réserve à ses créatures.
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