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Audit au Béjart Ballet Lausanne
«Aucune insulte, aucune parole grossière à partir d'aujourd'hui n'est acceptable»

Depuis la fin du printemps mais surtout cet automne, des dizaines de danseurs – pour certains ayant quitté la troupe il y a plus ou moins longtemps – ont été entendus. Les auditeurs ont également entendu le personnel administratif, les membres et d’anciens membres des deux conseils de fondation, ainsi que l’ensemble du directoire du ballet.

Autre question: – Comment Gil Roman a réagi? Peut-il vraiment rester, encadré par un maître de ballet?

«Pas de dysfonctionnement financier»

«Sur le plan de la gestion financière de la structure, nous n'avions pas de signe de dysfonctionnement non plus», ajoute Grégoire Junod.

«Nous voulons nous assurer que Gil Roman n'élèvera plus jamais la voix!»

«Mais oui, cela montre clairement qu'il manque un contre-pouvoir au sein de la direction, où tout le monde est ami depuis si longtemps. D'où la modification de l'organigramme.»

«Le directeur artistique ne connaissait pas les accusations qui pesaient sur le directeur de production. J'ai pu m'en assurer.»

«C'est une lettre qui a attiré mon attention, qui a ouvert une porte et qui m'a poussée à déclencher deux audits en 24 heures.»

Solange Peters ajoute: «Lorsque je suis arrivée, je venais avec un regard nouveau et je n'ai rien entendu, alors que j'étais présente au ballet.»

«Les éléments dont on a eu connaissance au printemps, on ne les connaissait pas avant!»

«L'audit de 2008 concernait le positionnement de la compagnie, c'est autre chose.»

Grégoire Junod répond: «2013, c'était une dénonciation anonyme qui n'est jamais remontée au conseil de fondation et qui a donné lieu à un avertissement et à la mise en place d'une personne de confiance au sein de l'intitution.»

Place aux questions

- 2008, 2013, 2021… trois crises et enquêtes qui mettaient déjà le directeur de production en cause, avec un Gil Roman qui le protégeait. Etrange de laisser ce directeur artistique en place…

Rappel de 3 démarches pour soutenir les institutions

- Appui aux institutions.

- Mandat d'une entreprise qui fera des sondages réguliers dans les institutions.

- Dispositif de soutien mutualisé entre les institutions, petites et grandes, et les compagnies culturelles.

«Attachement extrêmement fort au BBL et à son directeur artistique»

«Ce qui ressort aussi de cet audit, c'est l'attachement extrêmement fort au BBL, mais aussi la reconnaissance des qualités artistiques de Gil Roman. Egalement de la part du public, c'est aussi pour cela que l'on doit se battre.»

Solange Peters, présidente de la FBBL et Grégoire Junod, vice-président de la FBBL et syndic de Lausanne lors de la conférence de presse.

«On espère que l'équipe qui conduit le BBL actuellement adhérera à nos propositions et tiendra le choc», indique Grégoire Junod.

«Il y a de gros enjeux et des attentes dans cette reconstruction. L'effort de témoignage doit être récompensé.»

«Recadrage d'un directeur artistique, un organigramme plus clair, un licenciement et la tolérance zéro quant aux comportements inadéquats… Ces éléments sont forts.»

«Le Conseil de fondation suit la totalité des recommandations de l'audit.»

"Un bilan sans concessions"

«Nous avons un bilan complet avec cet audit, un bilan sans concessions.»

«C'est aussi l'occasion pour le Conseil de fondation de témoigner de la reconnaissance pour les dommages causés aux collaborateurs.»

«Nous voulions une procédure qui inspire confiance, d'où le cadre fixé d'entente avec le syndicat des comédiens. Le fait que beaucoup d'anciens sont aussi venus témoigner montre que cela a bien fonctionné.»

Grégoire Junod prend la parole

«La Ville soutient évidemment ces mesures.»