Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Guerre en Ukraine
Kiev et Moscou s’accusent d’une attaque dans la région de Koursk

Secouristes travaillent sur un bâtiment résidentiel endommagé à Potlava après une frappe de missile, montrant les dégâts et des véhicules d’urgence, le 2 février 2025, durant l’invasion de l’Ukraine.
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

Kiev et Moscou se sont mutuellement accusés dimanche d’avoir bombardé une ancienne école abritant des civils dans une ville occupée par l’Ukraine en Russie, Washington appelant les deux camps à faire des compromis pour mettre fin au conflit.

Après presque trois ans, les combats ne montrent aucun signe de relâchement malgré la promesse du président américain, Donald Trump, de rapidement parvenir à un cessez-le-feu après son entrée en fonction le 20 janvier. Lui et son homologue russe Vladimir Poutine se disent prêts à en discuter, mais aucun n’a dit quand ni où.

Dimanche, l’émissaire américain pour la guerre en Ukraine, l’ex-général Keith Kellogg, a estimé que «les deux camps vont devoir faire des concessions» pour arrêter la guerre.

Le président américain, Donald Trump, a estimé dimanche que des discussions menées par son pays avec l’Ukraine et la Russie se déroulaient «plutôt bien». «Nous avons des réunions et des discussions prévues avec différents acteurs, dont la Russie et l’Ukraine. Et je pense que ces discussions se passent plutôt bien», a considéré Donald Trump à sa descente de l’avion à Washington, de retour de sa résidence de Mar-a-Lago en Floride.

«Chaque camp va donner un peu»

«Chaque camp va donner un peu», a-t-il dit à la chaîne Fox News. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, «a déjà indiqué qu’il adoucira sa position» sur les concessions territoriales et Vladimir Poutine «va devoir adoucir sa position lui aussi», a affirmé Keith Kellogg.

Cependant, un conseiller du président ukrainien a rejeté les déclarations de l’émissaire américain. «Nous n’avons pas vu toute l’interview de Keith Kellogg […]. Mais si son plan est juste un cessez-le-feu et des élections, c’est un plan raté. Poutine ne sera pas intimidé par ces deux choses», a déclaré à la presse Dmytro Lytvyn.

Volodymyr Zelensky a toujours rejeté toute concession territoriale à la Russie, dont les troupes occupent une vaste zone du sud-est de l’Ukraine. Mais il est sous forte pression du fait des pertes en augmentation sur le champ de bataille et de l’incertitude sur la poursuite du soutien américain.

Un «crime impardonnable»

Sur le plan militaire, l’armée de l’air ukrainienne a affirmé que quatre personnes avaient été tuées dans une attaque russe à la «bombe aérienne guidée» samedi contre un ancien bâtiment scolaire à Soudja, principale ville tenue par Kiev dans la région russe de Koursk. Quatre personnes ont été grièvement blessées et 80 autres sauvées des décombres.

La Russie n’a pas donné de bilan, mais a accusé Kiev d’avoir ciblé l’école, un «crime impardonnable». Les enquêteurs russes ont annoncé ouvrir une procédure pénale contre un commandant ukrainien qui, selon eux, est à l’origine de l’attaque.

«Les forces armées ukrainiennes ont commis un nouveau crime de guerre en lançant une frappe de missile ciblée contre un pensionnat de la ville de Soudja», a écrit le Ministère russe de la défense.

Une grande partie des territoires perdus repris par les forces russes

L’Ukraine a déjà accusé à plusieurs reprises les forces russes d’avoir frappé ce bâtiment transformé en refuge. Le 12 janvier, elle avait affirmé qu’une femme y avait été tuée lors d’une frappe.

Kiev a lancé une offensive surprise en août 2024 dans la région de Koursk, prenant le contrôle de dizaines de localités, dont la ville de Soudja, où vivaient quelque 6000 personnes avant les combats.

Depuis, les forces russes ont repris une grande partie des territoires perdus, mais les combats se poursuivent et des centaines de civils restent coincés et coupés du monde dans les zones occupées par Kiev, suscitant les protestations de leurs proches.

«Il y avait des dizaines de civils»

«Ils ont détruit le bâtiment alors même qu’il y avait des dizaines de civils», a fustigé samedi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur X, partageant une vidéo montrant un immeuble très endommagé, ainsi qu’un homme blessé gisant au sol. «Les bombes russes détruisent les maisons ukrainiennes de la même façon.»

En Ukraine même, au moins 23 personnes ont été tuées dans des frappes russes qui ont visé le centre, le sud et l’est du pays durant le week-end, selon les autorités régionales et la police.

Une attaque de drone russe contre un minibus a tué cinq personnes, dont deux enfants, dimanche matin à Kherson (sud), et une femme a péri dans un bombardement ailleurs dans la ville, selon la Municipalité.

Des frappes russes meurtrières

Quatorze personnes, dont trois enfants, ont été tuées et plus de 20 blessées dans la ville de Poltava après qu’un missile a touché un immeuble résidentiel tôt samedi, selon l’administration locale et les secours. Trois autres personnes ont été tuées ce week-end dans la région de Soumy, et une autre à Kharkiv, grande ville du nord-est, selon les autorités ukrainiennes.

Moscou, de son côté, a déclaré que deux personnes avaient été tuées dans des attaques de drones ukrainiens dans la région russe frontalière de Belgorod.

Alors que leur pays subit constamment des frappes russes meurtrières, les troupes ukrainiennes sont en grande difficulté dans l’est du pays, où l’armée russe progresse malgré de lourdes pertes humaines et matérielles.

Dimanche, une explosion près de Pavlograd (centre), à proximité d’un centre de recrutement militaire, a fait un blessé, a indiqué la police au lendemain d’un incident similaire ayant tué une personne, alors que Kiev peine à mobiliser plus de recrues.

Newsletter
«Dernières nouvelles»
Vous voulez rester au top de l’info? «Tribune de Genève» vous propose deux rendez-vous par jour, directement dans votre boîte e-mail. Pour ne rien rater de ce qui se passe dans votre canton, en Suisse ou dans le monde.

Autres newsletters

AFP