Série sur NetflixJusqu’ici tout va presque bien pour la série de Nawell Madani
«Jusqu’ici tout va bien» demeure dans le classement des séries les plus regardées en Suisse. Entre critiques et enthousiasme, les internautes s’emballent.

Septième fiction la plus consommée dans le monde. Jusqu’ici, tout se passe plutôt très bien pour la nouvelle série de Nawell Madani, qui interprète le personnage principal de cette histoire en huit épisodes. Le fil rouge? Le courage et la sororité infaillibles de femmes d’origine maghrébine en banlieue parisienne. Cette fiction aborde les thèmes du racisme, du sexisme, des galères, de la foi – le scénario commence notamment par le premier jour du ramadan qui coïncide avec la période actuelle –, et surtout, de la famille.
Femmes en charge
Jusqu’où serions-nous prêts à aller pour sauver notre famille? C’est la question sous-jacente. Car le jour où Farah, le personnage interprété par Nawell Madani, découvre que son frère est non seulement recherché par la police mais également par un baron de la drogue, elle n’hésite pas à mettre en péril ses rêves de carrière pour protéger les siens. «Si j’en suis arrivée là, c’est que je n’avais pas le choix», peut-on entendre sur la bande-annonce. L’humoriste belge joue en effet le rôle d’une journaliste sur le point de toucher son objectif du bout des doigts: présenter le JT, la seule source d’intérêt de son père qui l’a abandonnée dans l’enfance.
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On sent une volonté d’aborder des problématiques en lien avec la banlieue avec un regard intérieur. Comme le film «La haine» mais en 2.0. Il faut d’ailleurs notamment noter la référence du titre de la série à la réplique culte de l’œuvre de Mathieu Kassovitz: «Jusqu’ici tout va bien. Mais l’important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage.» Cette fois-ci, on a beaucoup moins de haine et bien plus de femmes aux commandes d’un bateau ivre.
Incompréhensions
La haine, on la ressent surtout au travers du racisme ambiant envers les personnes de banlieue, issues de l’immigration. Farah se fait par exemple appeler «la merguez» au sein de sa rédaction et les journalistes qui lui passent devant pour présenter le JT sont toutes blondes et un peu nunuches.
«Cette série ne nous rend pas service. Nous sommes déjà assez stigmatisés, discriminés et victimes de préjugés en France.»
Malgré cette volonté de montrer des personnes que l’on n’a pas l’habitude de voir à l’écran – une femme voilée et libre, une jeune en situation de handicap, des enfants en surpoids, des Algériennes combatives – les critiques négatives fusent. «Cette série ne nous rend pas service. Nous sommes déjà assez stigmatisés, discriminés et victimes de préjugés en France. C’est vraiment pathétique de renforcer ces clichés désastreux», lit-on sur YouTube. Certains déplorent également le choix de l’actrice Paola Locatelli, d’origine capverdienne et italienne et non pas algérienne.
«Meilleure série de ma vie, ceux qui disent que c’est nul vous êtes des rageux!»
Mais Nawell Madani, profondément peinée par les critiques, peut se rassurer avec les scores d’audience et les commentaires positifs: «Meilleure série de ma vie, ceux qui disent que c’est nul vous êtes des rageux! Je l’ai regardé 5 fois déjà, elle est où la suite?!» Il est vrai que même sur les dernières secondes, le suspense demeure à son comble.
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