Passer au contenu principal

Interview exclusiveJonathan Nott, un art de la fougue

En osmose avec ses musiciens, le chef britannique à l’énergie contagieuse prolonge sine die son mandat à la tête de l’Orchestre de la Suisse romande. Un fait unique qui couronne quatre ans de travail fructueux. Rencontre.

Jonathan Nott a dirigé pour la première fois l’OSR en 2014 et il a été nommé à sa tête en 2017.
Jonathan Nott a dirigé pour la première fois l’OSR en 2014 et il a été nommé à sa tête en 2017.
LAURENT GUIRAUD

S’il pouvait, il exprimerait sans fourcher dix idées à la fois et il vivrait trois vies en une sans ressentir la fatigue. On le devine sans peine en suivant ses raisonnements prolixes livrés sur la scène vide du Victoria Hall, où il a pris place sur une chaise de musicien. Directeur musical et artistique de l’Orchestre de la Suisse romande, Jonathan Nott turbine avec douceur depuis 2017 sous nos latitudes, en apportant son énergie et ses aspirations entre les pupitres. Ses qualités artistiques et humaines lui valent aujourd’hui l’adhésion quasi unanime de ses protégés et d’un conseil de fondation qui, fait rarissime sinon unique, lui a prolongé le contrat sans poser de terme à sa fin. Comblé, le chef évoque ses premiers quatre ans de règne et se projette vers l’avenir. Avec la fougue qu’on lui connaît désormais.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.