Manifestants anti-Temer: Rio-2016 fait appel

JO-2016Le Comité organisateur des JO a fait appel d'une décision lui interdisant d'expulser les spectateurs hostiles à Michel Temer.

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Le Comité organisateur des JO de Rio a annoncé mardi 9 août avoir fait appel d'une décision judiciaire lui interdisant d'expulser des enceintes des JO les spectateurs exprimant leur hostilité au président du Brésil par intérim Michel Temer.

Le Comité Rio-2016 a reçu une décision judiciaire d'un juge fédéral «qui interdit au comité organisateur de contrôler les manifestations à caractère politique sur les sites olympiques», a déclaré son porte-parole déclaré Mario Andrada.

«Nous avons le droit de demander au juge de reconsidérer sa décision et nous l'avons fait», a ajouté Mario Andrada. En attendant, la décision du juge sera respectée et les spectateurs des JO arborant des messages anti-Temer ne seront pas expulsés, a-t-il souligné. «Simplement, nous croyons que les installations sportives ne sont pas le lieu pour des manifestations d'ordre politique, religieux ou raciale», a ajouté Mario Andrada.

«Fora Temer!»

Depuis l'ouverture des jeux Olympiques vendredi, la police a confisqué sur les sites olympiques diverses pancartes de manifestants où il était écrit «Fora Temer!» (Dehors Temer!). Dans de nombreux cas, les protestataires se contentaient de tenir une petite feuille de papier avec ces mots, en silence.

Les organisateurs ont signifié leur agacement dimanche face à la prolifération des pancartes anti-Michel Temer, rappelant qu'elles étaient contraires à la charte de l'olympisme.

Mais un juge fédéral de Rio de Janeiro Joao Carneiro Araujo a adopté lundi soir une mesure provisoire interdisant aux organisateurs «d'interdire la manifestation pacifique d'ordre politique, à travers l'usage de tee-shirts, pancartes et autres moyens légaux, dans les enceintes officielles des jeux Olympiques de Rio-2016».

Libre expression

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrant plusieurs arrestations de manifestants pacifiques ou encore la confiscation de leurs pancartes artisanales ont suscité une polémique en ligne, de nombreux internautes rappelant que la Constitution brésilienne garantit la libre expression des opinions politiques en tout lieu et toute circonstance.

Michel Temer, 75 ans, exerce la présidence par intérim du Brésil depuis la suspension de la présidente de gauche Dilma Rousseff le 12 mai par les Sénateurs, dans le cadre d'une procédure de destitution controversée.

Accusée de présumés maquillages des comptes publics, Dilma Rousseff se dit victime d'un coup d'Etat parlementaire ourdi par Michel Temer, son ex vice-président, qu'elle qualifie de «traître» et d'«usurpateur».

Le Sénat doit prononcer le jugement final sur le sort de Dilma Rousseff fin août, quelques jours après la clôture des Jeux olympiques le 21 août.

(afp/nxp)

Créé: 10.08.2016, 01h29

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