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Cinéma suisseJean-Luc Godard va dire «good-bye» au 7e art

Après le bouclage de ses deux prochains films, le célèbre cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard se retirera du monde du cinéma.

Jean-Luc Godard a encore deux longs-métrages à réaliser avant de quitter le milieu du cinéma.
Jean-Luc Godard a encore deux longs-métrages à réaliser avant de quitter le milieu du cinéma.
Keystone/Jean-Christophe Bott

Jean-Luc Godard, 90 ans, a l’intention d’arrêter le cinéma une fois que ses deux prochains films seront bouclés. Il l’a annoncé lors d’une conversation en visioconférence organisée par le Festival du film du Kerala.

Cette interview a été réalisée il y a environ un mois, a expliqué jeudi à Keystone-ATS, Fabrice Aragno, proche collaborateur du cinéaste installé à Rolle (VD).

Dans cet entretien, diffusé sur internet et réalisé en partie en anglais, Jean-Luc Godard déclare qu’il va arrêter sa vie de réalisateur une fois ses deux derniers projets bouclés. Après, il dira «good-bye cinéma», explique-t-il.

«À 90 ans, il annonce quand même qu’il a encore deux longs-métrages à faire», a relativisé Fabrice Aragno. L’un s’intitule pour l’heure «Scenario», l’autre «Drôle de guerres». De premières scènes devaient être tournées l’été dernier, mais tout est en stand-by en raison du coronavirus, a-t-il précisé.

Nouvelle Vague

Jean-Luc Godard met environ quatre ans pour faire un film. En 2014, il a sorti «Adieu au langage», puis «Le Livre d’image» en 2018. «Il annonce qu’il veut achever sa vie de cinéaste avec deux nouveaux longs-métrages. Mais il ne faut pas tirer trop loin des plans sur la comète», a estimé Fabrice Aragno.

Avec son esthétique filmique radicale, Jean-Luc Godard est l’un des réalisateurs qui a le plus marqué le cinéma, et ce bien au-delà des années 1960. Co-fondateur de la Nouvelle Vague, il a rompu avec les canons cinématographiques pour créer un langage filmique expérimental qui lui est propre.

Il a tourné ou participé à près de 150 films et vidéos, dont «À bout de souffle» (1959), «Pierrot le Fou» (1965) ou «Sauve qui peut (la vie)" (1980). De manière croissante ces dernières années, ses films explorent passé et présent. Ils juxtaposent documentaire, fiction et réflexions philosophiques ou artistiques.

ATS

3 commentaires
    Être prudent

    Des adieux qui n'ont déjà que trop duré 🙁