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Cinéma«Je suis un faux je-m’en-foutiste»

Tendre monstre foutraque face à Vincent Lindon dans «Mon cousin», François Damiens démontre son esprit de famille. Jubilatoire.

Pierre (Vincent Lindon) héritier, avec son cousin Adrien (François Damiens), d’une grosse maison de pastis, ne peut négocier qu’en famille. Or Adrien, tout juste sorti d’une maison de repos psychiatrique, «veut aider» d’une manière plus démonstrative qu’une simple signature. Embrouilles en perspective…
Pierre (Vincent Lindon) héritier, avec son cousin Adrien (François Damiens), d’une grosse maison de pastis, ne peut négocier qu’en famille. Or Adrien, tout juste sorti d’une maison de repos psychiatrique, «veut aider» d’une manière plus démonstrative qu’une simple signature. Embrouilles en perspective…
DR
Le réalisateur Jan Kounen a accumulé les expériences cinématographiques les plus planantes, n’hésitant pas à s’aventurer dans des dimensions chamaniques et des constellations cosmiques. Cela se répercute dans «Mon cousin» dans une hybridation fantastique de la réalité très maîtrisée. Tout le suc d’une comédie à l’ancienne qui s’élève vers la grâce dans des moments miraculeux.
Le réalisateur Jan Kounen a accumulé les expériences cinématographiques les plus planantes, n’hésitant pas à s’aventurer dans des dimensions chamaniques et des constellations cosmiques. Cela se répercute dans «Mon cousin» dans une hybridation fantastique de la réalité très maîtrisée. Tout le suc d’une comédie à l’ancienne qui s’élève vers la grâce dans des moments miraculeux.
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Autour du tandem, les figures féminines papillonnent en archétype, de la businesswoman dévouée (Alix Poisson, photo) à l’épouse compréhensive (Pascale Arbillot) en passant par l’ado qui rêve de s’émanciper. Comme souvent dans le cinéma de Jan Kounen, ces figures servent surtout à étoffer le scénario avec un brin de cynisme affiché, plus qu’à développer de réelles causes autonomes, pourvoyant à une (courte) mais efficace réflexion sur la société moderne.
Autour du tandem, les figures féminines papillonnent en archétype, de la businesswoman dévouée (Alix Poisson, photo) à l’épouse compréhensive (Pascale Arbillot) en passant par l’ado qui rêve de s’émanciper. Comme souvent dans le cinéma de Jan Kounen, ces figures servent surtout à étoffer le scénario avec un brin de cynisme affiché, plus qu’à développer de réelles causes autonomes, pourvoyant à une (courte) mais efficace réflexion sur la société moderne.
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Tout doux sous le crâne rasé et le cuir de motard, François Damiens a presque rendu fou Vincent Lindon sur le tournage de «Mon cousin». Entre le baraqué belge foutraque et le bourgeois parisien stylé, «la tension était palpable», raconte-t-il sur le ton paisible des psychopathes aggravés. «Au bout d’une semaine, ce qui devait arriver arriva. La soucoupe a explosé. J’avoue que ce matin-là je sentais venir la grande explication. Je me suis même pointé en retard sur le plateau, histoire de bien l’énerver. Nous avons discuté durant deux heures. Mon comportement lui apparaissait comme de la nonchalance, de l’arrogance même. Lui qui est tellement dans le contrôle…» Quand le colosse raconte l’épisode, il déclenche un irrésistible fou rire. «Mais je vous jure que ça ne m’a pas amusé sur le moment. Comme un vieux couple, nous évitions la confrontation. Ensuite, soulagés, nous avons filé droit.»

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