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Interview de Klaus Schwab, président du WEF«Je redoute une crise intergénérationnelle»

Le World Economic Forum commence lundi en version virtuelle. Son fondateur, Klaus Schwab, juge que la pandémie aura des effets positifs sur la prise de conscience de nos vulnérabilités.

Klaus Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial (WEF).
Klaus Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial (WEF).
KEYSTONE

La réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF en anglais) à Davos permet aux dirigeants du monde de se rencontrer, enchaîner rendez-vous d’affaires et diplomatiques en quelques jours. Quel intérêt d’organiser un «Davos virtuel» la semaine prochaine?

Bien entendu, les rencontres sont importantes, elles installent et entretiennent la confiance. Mais le Forum ne se résume pas à cela. Ces dernières années, nous avons créé une plateforme pour rassembler toutes les parties prenantes sur les grands enjeux mondiaux autour d’une centaine d’initiatives et de groupes de travail (task forces), sur l’environnement par exemple. La réunion virtuelle permettra de faire avancer le travail de ces groupes et d’entendre les déclarations des chefs d’État et de gouvernement. Puis, lors de notre réunion en présentiel en mai à Singapour, les dirigeants présenteront des solutions concrètes. 2021 devrait être l’année où nous sortirons de cette crise et où nous devons bâtir le monde d’après le coronavirus.

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