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Liens aux lieux 3/5«Je fuis les endroits qui ont perdu leur âme»

Sa grande silhouette chaloupée, Jean-Luc Bideau aime la promener dans les bois de Bernex, près de chez lui. À la faveur d’une série d’été, on l’y accompagne.

Jean-Luc Bideau dans toute sa verdeur, auprès de ses nymphéas de Bernex.
Georges Cabrera

Un «genou pourri» a beau ralentir sa course, Jean-Luc Bideau ne tangue pas plus que dans sa jeunesse. Tituber, c’est dans les gènes de ce grand gaillard reconnaissable entre mille, qui a imprimé sa gouaille, sa dégaine et sa folie au cinéma suisse – sans négliger le théâtre et la télévision. Pendant le confinement, c’est au Signal de Bernex que l’acteur allait surtout traîner ses basques, en collant à celles de sa femme. Dans une langue qui n’a de bois que la verdeur, il nous livre in situ un autoportrait topographique. Dans un style impressionniste, à la Monet, mais version genevoise.

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