Passer au contenu principal

Moyen-OrientIsraël mène des tests de missiles balistiques

Une société d’État israélienne a lancé des missiles de courte et moyenne portée depuis un bateau en Méditerranée. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué ces tests qui ont pour but «d’assurer la sécurité d’Israël».

Ces tests de missiles balistiques interviennent dans un contexte régional de tensions entre l’État hébreu et l’Iran. (Photo d’illustration)
Ces tests de missiles balistiques interviennent dans un contexte régional de tensions entre l’État hébreu et l’Iran. (Photo d’illustration)
AFP

Israël a annoncé mardi soir avoir mené «avec succès» des tests de missiles balistiques de courte et moyenne portée en Méditerranée dans un contexte de tension avec l’Iran et son allié, le Hezbollah, au Liban voisin.

Israel aerospatial industry (IAI), société d’État israélienne spécialisée dans l’aérospatial civil et militaire, s’est félicitée de ces tests, effectués à une date non précisée mais pendant la pandémie de coronavirus, depuis un bateau vers une cible en mer.

Ces missiles balistiques de précision, qui font partie des systèmes d’artillerie à longue portée (LORA), ont une portée de 90 et de 400 km.

«Dans les deux scénarios, le missile a été lancé en direction de sa trajectoire, effectué sa course et frappé la cible avec la plus grande précision. Le système de lancement et les missiles ont accompli avec succès les objectifs de ces tests», avec une marge d’erreur de moins de dix mètres, a souligné l’IAI dans un communiqué transmis à l’AFP, remerciant l’armée pour son appui à ces tests.

Netanyahu salue les tests

Dans la foulée, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué ces tests. «En pleine guerre contre le coronavirus, nous continuons d’assurer la sécurité d’Israël, de manière offensive et défensive», a-t-il commenté.

Ces tests interviennent dans un contexte régional de tensions avec l’Iran. L’aviation israélienne est soupçonnée d’avoir multiplié ces dernières semaines les frappes mortelles contre des éléments pro-iraniens en Syrie voisine, alliée de Téhéran. L’État hébreu pousse par ailleurs pour le maintien de l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran qui doit être levé progressivement à partir d’octobre.

Aussi, Israël suit de près l’évolution de la crise politique, économique et sociale au Liban et craint que la communauté internationale ne vienne en aide au pays du Cèdre sans chercher à y diminuer l’influence du mouvement chiite Hezbollah, son ennemi.

Le Liban a besoin d’une aide internationale mais il doit aussi diminuer l’influence du Hezbollah dont les tensions restent élevées avec Israël, ont indiqué à l’AFP des sources israéliennes.

(AFP/NXP)