JérusalemIsraël ferme le bureau d'un cartographe palestinien
Accusé de travailler pour les services de sécurité palestiniens, le cartographe Khalil Toufakji a été arrêté brièvement. Son centre d'étude de Jérusalem-Est annexé, a été fermé.

La police israélienne a fait fermer mardi un centre d'étude palestinien et brièvement arrêté son directeur, le célèbre cartographe Khalil Toufakji, l'accusant de travailler pour le compte des services de sécurité palestiniens.
Luba Samri, porte-parole de la police israélienne, a fait état de la fermeture pour six mois d'un bureau «dépendant de, et financé par, l'Autorité palestinienne», interdite d'activité politique et culturelle à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la Ville sainte, occupée par Israël.
Suivre les ventes de terres à des juifs
Elle a accusé M. Toufakji d'être «en lien permanent avec les services de sécurité palestiniens pour suivre les ventes de terres à des juifs, le cadastre des biens palestiniens à Jérusalem et les aménagements territoriaux réalisés par Israël».
Le cadastre est une question particulièrement sensible pour les Palestiniens qui accusent Israël de tenter de judaïser Jérusalem-Est, où vivent actuellement 200'000 colons. Vendre sa maison ou ses terres à des colons peut, selon la loi palestinienne, être puni de la peine capitale.
Cartographie les Territoires palestiniens
Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a accusé M. Toufakji de prendre part «au plan de l'Autorité palestinienne visant à saper la souveraineté (israélienne) sur Jérusalem et à terroriser les Arabes vendant des biens immobiliers à des juifs».
Depuis des décennies, M. Toufakji cartographie les Territoires palestiniens, occupés depuis 50 ans par l'armée israélienne. Il fait autorité dans le domaine et est régulièrement cité par les experts et les journalistes internationaux.
Il a mené pendant longtemps ses activités au sein de la Maison d'Orient, qui a été un centre névralgique de la culture palestinienne à Jérusalem chapeauté par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). L'institution a été fermée en 2000 par Israël, mais M. Toufakji a poursuivi ses activités à Jérusalem-Est.
Dans l'après-midi, sa famille a annoncé à l'AFP qu'il avait été relâché par les autorités israéliennes, ce qu'a confirmé la police israélienne.
Le numéro deux de l'OLP, Saëb Erakat, a dénoncé «une nouvelle tentative israélienne d'en finir avec la présence palestinienne à Jérusalem», tandis que le gouvernement palestinien a accusé Israël de mener une «escalade contre les institutions palestiniennes à Jérusalem».
Israël, qui occupe Jérusalem-Est depuis 1967 et l'a annexée ensuite, considère tout Jérusalem comme sa capitale indivisible alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses en vue d'un règlement du conflit israélo-palestinien.
AFP
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