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CoronavirusIsabelle Moret et Hans Stöckli sur le terrain en Valais

Les présidents des deux Chambres sont en Valais depuis mardi dans le cadre d’une tournée des cantons les plus touchés par la crise du Covid-19. Ils ont souligné l’importance d’éviter une seconde vague de contaminations.

Hans Stöckli et Isabelle Moret le 30 juillet au Parc des Bastions durant une visite de deux jours à Genève.
Hans Stöckli et Isabelle Moret le 30 juillet au Parc des Bastions durant une visite de deux jours à Genève.
KEYSTONE

«La manière dont on se comporte cet été prédispose la rentrée et la saison d’hiver», ont répété mercredi Isabelle Moret (PLR/VD) et Hans Stöckli (PS/BE) à Vétroz. Les présidents des deux Chambres visitent depuis quelques semaines «les dix cantons les plus touchés par la crise du coronavirus». Ils étaient mardi et mercredi en Valais.

Ils ont été reçus mercredi à la Cave de la Madeleine par le Conseil d’État, qui effectue actuellement son voyage d'étude dans le Vieux-Pays. «On doit tout faire pour éviter une seconde vague. On ne pourra pas se le permettre», a lancé en ouverture Christophe Darbellay, président du gouvernement cantonal.

Les moyens mis à disposition pour les prêts, les cautionnements et les différentes aides correspondent à un deuxième budget annuel de la Confédération, complète Isabelle Moret. Reconduire cette opération sera impossible, selon la présidente du Conseil national qui compte sur des plans de relance économique au niveau fédéral.

Selon Hans Stöckli, une deuxième vague serait catastrophique et ferait énormément de dégâts. «Tout le monde est appelé à être responsable et à s’en tenir aux règles», a souligné le président du Conseil des États qui a interrompu des vacances en Valais pour cette visite officielle dans le canton le plus ensoleillé de Suisse.

Les cantons à la barre

Tous trois rappellent qu’il faut respecter les gestes barrières et apprendre parallèlement à vivre avec ce virus qui «ne va pas s’en aller de sitôt». «Deux éléments pourraient mettre fin à la distanciation: l’immunisation de plus de 60% de la population ou le développement d’un vaccin», souligne Hans Stöckli. Deux conditions qui ne sont pas remplies puisque «seul 10% de la population est immunisée, et aucun vaccin n’est encore prêt», ajoute-t-il.

«Dans tous les cantons où nous sommes allés, y compris ici en Valais, nous avons été impressionnés par la gestion de la crise, mais aussi par la manière dont les gouvernements régionaux se préparent à tous les scénarios et les hôpitaux qui gèrent l’enregistrement de nouveaux cas», souligne Isabelle Moret. Pour elle, il est clair que les cantons sont légitimes à reprendre le flambeau.

Il faut toutefois que cela se fasse avec des règles claires au niveau national, estime Hans Stöckli. «La Confédération doit édicter des mesures minimales que les cantons peuvent encore renforcer, mais certains thèmes comme le retour de vacances de zones à risque ou le traçage doivent être gérés au niveau fédéral».

Et l’événementiel?

En Valais, outre les hôpitaux et le secteur des technologies médicales, les deux présidents ont rendu visite à des entreprises fortement affectées par la crise liée au coronavirus, comme celles actives dans le secteur de l’événementiel ou du voyage. «Il faut pouvoir offrir des perspectives à moyen terme à ces firmes qui n’en ont plus», souligne Isabelle Moret.

Et de se demander si les règles sanitaires ne pourraient pas être adaptées pour les événements sportifs. Tickets nominatifs, port de masque, spectateurs assis, liste de présence détaillée sont quelques-uns des éléments qui pourraient permettre d’établir un concept sanitaire efficace, selon Isabelle Moret.

Après le Tessin, le Jura, Genève et le Valais, Isabelle Moret et Hans Stöckli qui voulaient se rendre compte sur le terrain des conséquences économiques, sociales et sanitaires de la pandémie iront dans les Grisons, à Neuchâtel, dans le canton de Vaud et dans les deux Bâle.

ATS/NXP