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AsieInquiétudes pour l’autonomie de Hong Kong

Plusieurs pays, dont ceux de l’UE ont exprimé leur «inquiétude» après l’annonce par Pékin d’un projet de loi pour sauvegarder la sécurité nationale de la mégalopole chinoise.

La cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, s'est dite prête vendredi à «coopérer pleinement» avec Pékin afin d'appliquer la nouvelle loi.
La cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, s'est dite prête vendredi à «coopérer pleinement» avec Pékin afin d'appliquer la nouvelle loi.
KEYSTONE

L'Union européenne a exhorté vendredi la Chine à «respecter l’autonomie de Hong Kong» dans une déclaration adoptée par ses 27 États membres. Royaume-Uni, Australie et Canada ont également exprimé leur «inquiétude» après l’annonce par Pékin d’un projet de loi pour sauvegarder la sécurité nationale à Hong Kong.

Alors que le monde est accaparé par le coronavirus, Pékin entend profiter de sa session parlementaire pour imposer sa volonté à Hong Kong, secoué l’an dernier par un colossal mouvement de protestation contre le gouvernement local pro-chinois. Une proposition de loi a été déposée vendredi pour permettre au gouvernement central d’appliquer une «loi de sécurité nationale» dans le territoire autonome, sans passer par le Conseil législatif local.

La cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, s'est dite prête à «coopérer pleinement» avec Pékin afin d'appliquer la nouvelle loi.

«Loi fondamentale»

L’opposition démocratique hongkongaise a vivement réagi dès jeudi soir, ainsi que les États-Unis, qui ont mis en garde Pékin contre une loi «très déstabilisatrice». Ce texte «serait un coup fatal pour le degré élevé d’autonomie promis par Pékin», a mis en garde vendredi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

L'Union européenne a de son côté exhorté Pékin à «respecter l’autonomie de Hong Kong» dans une déclaration de ses 27 États membres. Les Européens vont «suivre de près l’évolution de la situation». Royaume-Uni, Australie et Canada ont exprimé leur «profonde inquiétude» quant à une loi qui viendrait «clairement saper le principe‹un pays deux systèmes».

L’article 23 de la «Loi fondamentale», qui sert depuis deux décennies de constitution au territoire, prévoit que la région se dote d’une loi interdisant «la trahison, la sécession, la sédition (et) la subversion». Mais la clause n’a jamais été appliquée. Car une grande partie de la population hongkongaise y voit une menace pour ses libertés.

La dernière tentative de mise en œuvre de l’article 23, en 2003, avait échoué face à des manifestations monstres dans les rues hongkongaises.

(AFP/NXP)