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Tabou familialInceste, l’ombre du secret

Si les affaires médiatisées comme celle de Camille Kouchner aident à la sensibilisation autour de ce tabou ultime, au sein des familles, la parole peine toujours et encore à se libérer. Entretien avec un psychologue spécialisé dans les droits de l’enfant.

«Il ne faut jamais oublier que c’est d’abord l’abuseur qui impose un secret», rappelle le psychologue Philip Jaffé.
«Il ne faut jamais oublier que c’est d’abord l’abuseur qui impose un secret», rappelle le psychologue Philip Jaffé.
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Cet article a été rédigé par les journalistes de «Femina». Retrouvez plus d’articles sur Femina.ch

Il y a les livres chocs et les témoignages glaçants mais libératoires, qui mettent l’inceste au cœur du débat médiatique. Il y a des hashtags, à l’instar de #metooinceste, qui font éclater au grand jour ces abus de pouvoir sur le corps et le psychisme des enfants qui se jouaient dans les alcôves familiales depuis des années. Le plus souvent, a posteriori, quand la victime a grandi, quand elle a non pas digéré l’abomination subie, mais qu’elle est prête à enfin parler. Car avant de percer l’épaisse membrane qui entoure le noyau familial, la parole s’y étouffe dans un mécanisme sournois et bien rodé dans lequel chacun a son rôle. Pour tenter de comprendre ce qui se trame dans la sacro-sainte sphère familiale lorsque l’inceste se met en place, sous la lourde chape de silence, le psychologue Philip Jaffé, spécialisé dans le domaine des droits de l’enfant, en décortique les rouages. Interview.

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