Ils sont verts de rage contre la piste noire

Pro Natura Vaud critique les mesures prévues pour compenser la réouverture au ski du secteur de Pierres-Pointes, fermé depuis 1963.

Image: Anthony Anex /Keystone

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Les élus d’Ormont-Dessus, au pied du glacier des Diablerets, ne baisseront pas les armes face à Pro Natura Vaud. Aiguillonnés par leur nouveau syndic, Christian Reber, ils ont décidé fin juin de lever l’opposition au nouveau plan d’affectation du glacier des Diablerets.

Ce règlement communal doit permettre la réouverture de la mythique piste noire de Pierres-Pointes, fermée en 1963, grâce au percement d’un tunnel pour la relier à la vallée du Martisberg. L’association de défense de l’environnement annonce qu’elle recourra contre cette décision auprès du Tribunal cantonal vaudois.

Si elle ne s’oppose pas au principe de la réouverture au ski, Pro Natura Vaud conteste les compensations écologiques consenties, les jugeant «non pertinentes face à l’ampleur du projet de nouvelle piste et de son utilisation accrue par les skieurs». L’association exige la fermeture d’un autre secteur, celui de Pierre-Meule, à la pratique du freeride.

Du côté de la Commune, on estime le catalogue des compensations – 23 mesures au total – suffisant. «Elles ont été élaborées par les services de l’État. Toutes ont été acceptées sans discussion par l’exploitant du domaine skiable, Glacier 3000, qui joue admirablement le jeu, souligne Christian Reber. Pro Natura a refusé d’entendre les arguments de ces services, notamment du garde-faune, malgré de longues négociations. Il n’y a aucune possibilité de dialogue avec ses représentants, qui répondent à des vues idéologiques fermées et non à une volonté de défense de l’environnement.» Il a invité les élus de la station à se montrer fermes face à l’association. Ces derniers l’ont entendu et suivi à la lettre.

Secrétaire exécutif de Pro Natura Vaud, Michel Bongard évoque pour sa part une différence d’appréciation entre la vision de son association et celle des biologistes de l’État. «Nous ne nous opposons pas au percement du tunnel ni au principe d’une réouverture. Mais l’afflux de skieurs exercera une pression accrue sur la faune. Il est normal qu’une autre zone lui soit rendue pour compenser cette pression.» Pro Natura demande la fermeture de Pierre-Meule aux freeriders en provenance du domaine skiable du glacier, mais estime acceptable la présence d’amateurs de randonnée à peaux de phoque à cet endroit. Le bras de fer semble parti pour durer.

Créé: 14.07.2019, 11h28

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