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L’invitéeIl y a cent ans, un tournant de notre histoire

Le 15 novembre 1920, la Société des Nations tenait sa première assemblée. Au lendemain des horreurs de la Première Guerre mondiale, la communauté internationale faisait alors le choix de la collaboration pacifique. L’événement rassemblait les délégués de quarante et un Etats. Cent ans plus tard, près de 35'000 personnes font battre le cœur genevois de la coopération internationale. L’identité de notre ville, de notre canton et de notre pays est aujourd’hui indissociable de cette activité. L’installation de la SDN est un tournant de notre histoire.

En 2020, Genève est internationale par nature. Plus de 60% des résidents du canton possèdent une nationalité étrangère. Les organisations internationales, les missions diplomatiques et les ONG se comptent par centaines. Elles génèrent des dizaines de milliers d’emplois dans notre économie. Les grandes organisations ont construit, ou construisent, quelques-uns des immeubles les plus remarquables de notre territoire. C'est le cas, par exemple, du Portail de la science, dessiné par Renzo Piano, que nous pourrons bientôt visiter au CERN. Quant au nom de Genève, il est connu dans le monde entier et incarne des valeurs de paix et d’humanité.

Pour tout cela, nous pouvons être reconnaissants à la SDN. Mais cette situation entraine aussi des responsabilités. Nous devons aider nos hôtes à remplir leur mission de service public mondial aussi efficacement que possible. Des fonctionnaires, dans les départements de l’administration cantonale, se mobilisent en ce sens. Plusieurs partenaires, comme Genève Aéroport, les institutions académiques, la FIPOI, le CAGI ou la Fondation pour Genève, jouent aussi un rôle essentiel pour la Genève internationale.

La Confédération, le canton et la Ville de Genève collaborent étroitement. Les autorités hôtes ont d’ailleurs renouvelé leur soutien à la Genève internationale en signant, le 16 septembre 2019, une déclaration conjointe. Cet engagement est dynamique. L’année qui se termine a vu la concrétisation de projets communs importants comme le Geneva Cities Hub ou Geneva Solutions. D’autres initiatives suivront. La coopération internationale, pour indispensable qu’elle soit, fait face à de nombreux défis. Nous devons aider à les relever en proposant des solutions à la fois innovantes, concrètes et réalistes.

« La Genève internationale, c’est vital » disait un slogan il y a quelques années. Oui, elle est vitale. Elle l’est d’abord au sens propre pour les dizaines de millions de personnes qui ont eu ou qui auront la vie sauve grâce elle. L’initiative Covax pour la distribution équitable d’un vaccin contre la Covid-19 ou le cessez-le-feu en Libye négocié à Genève sont des exemples récents à cet égard. Elle est vitale de façon plus générale pour trouver, dans un monde de plus en plus interdépendant, les solutions nécessaires aux problèmes qui dépassent la compétence d’un seul pays. Elle est vitale, enfin, pour un canton qui, sans elle, perdrait de son âme.

3 commentaires
    CHARLES PITTET

    Que les habitants Genevois (es) se rassurent. Berne pense beaucoup à Genève. Comme capital de la Suisse. Malheureusement Ils veulent une situation différente, pas de prostitutions, une ville naturelle, comme Berne, famille. Non à l'hypocrisie de ces damnés Français. Vieille Mentalité à tuer nos enfants, comme d'une fois les déportations en Allemagne. Aujourd'hui l'élimination ce produit se manifeste dans tous vos hôpitaux Genevois.