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Lettre du jourIl n’y a pas que les films américains

Getty Images

Genève, 7 juillet

Quand vous ouvrez le guide TV, comptez le nombre de films américains: il y en a plus que de films européens, et il y a rarement des films autres qu’américains ou européens. C’est se couper de pépites nombreuses.

L’Amérique latine fait de nombreux bons films, voir le festival à Genève, l’Inde fait des dizaines de milliers de films à elle seule, une partie est à voir. Les Européens font beaucoup d’excellents films et séries. L’Afrique et l’Océanie font peu de films, mais souvent très bons. Le reste de l’Asie en fait beaucoup, de bonne facture.

L’ex-Union soviétique avait fait de nombreux très bons films, souvent pleins d’humour et non violents. Les films américains nous distillent quant à eux une culture différente de la nôtre, mais la différence, c’est que les films américains véhiculent un message violent (reste des cow-boys des débuts) et prude (pour un Américain, une femme en maillot de bain est nue), attitudes que nous avions beaucoup moins en Europe.

On a pu voir au fil des décennies comment la pruderie américaine (relations entre sexes opposés très timides et non naturelles), quand elle a rencontré la libération des mœurs vers 1968, a utilisé les mouvements féministes pour peu à peu produire la guerre des sexes, qui fait des ravages dans certains milieux et États américains, reniant complètement notre part animale.

Cela s’est transmis d’abord dans les pays germaniques, et en Suisse aussi, qui est en partie germanique et protestante.

Quant à la violence, les États-Unis ont conduit 66 guerres au XIXe siècle, 31 au XXe, et déjà 6 au XXIe, et la violence aux États-Unis est terrible, voir les faits divers, avec le port d’armes indélogeable. Nous ne voulons pas devenir des Chinois, des Américains non plus.

Florent Dieterlen, physicien et linguiste