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Milieu carcéral«Il n’existe aucune directive concernant les détenus LGBTIQ»

En Suisse, aucun Canton à l’exception de Bâle-Ville n’a établi de règles spécifiques pour la prise en charge des minorités sexuelles et de genre en prison. Un document-cadre national qui sera rendu public d’ici à l’été vise à combler cette lacune.

Le projet s’inscrit dans un programme plus vaste visant à établir un catalogue de recommandations en matière de prise en charge des personnes dites «vulnérables» en détention: les LGBTIQ mais aussi les femmes, les personnes âgées et les étrangers (photo d'illustration).
Le projet s’inscrit dans un programme plus vaste visant à établir un catalogue de recommandations en matière de prise en charge des personnes dites «vulnérables» en détention: les LGBTIQ mais aussi les femmes, les personnes âgées et les étrangers (photo d'illustration).
AFP

Jean-Sébastien Blanc est collaborateur scientifique au sein du CSCSP, le Centre suisse de compétences en matière d’exécution des sanctions pénales, situé à Fribourg. Cette institution œuvre à harmoniser et coordonner toutes les questions majeures relatives à la privation de liberté en Suisse; elle est notamment responsable de la formation des agents de détention.

Le spécialiste a travaillé à la rédaction d’un document-cadre national relatif à la prise en charge des détenus LGBTIQ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, intersexes et queers) qui sera rendu public d’ici à l’été et distribué à tous les établissements d’incarcération du pays et intégré aux modules de formation donnés par le CSCSP. Interview.

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