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Sports extrêmes«Il faut toujours écouter la petite voix qu’il y a en nous»

Hors logique, l’intuition est souvent le dernier filet de sécurité dans le sport extrême. Ce sixième sens peut sauver des vies, à condition d’avoir le courage de renoncer.

Dominique Perret dans ses œuvres, en 2009 dans les Alpes valaisannes.
Dominique Perret dans ses œuvres, en 2009 dans les Alpes valaisannes.
Loris Von Siebenthal

Cela peut arriver dans votre quotidien. Soudain, sans vraiment comprendre pourquoi, vous décidez de bifurquer à gauche. Pourtant, vous prenez toujours par la droite. Une perception, une voix, un pressentiment vous invite à changer vos habitudes, de façon irrationnelle. Cela peu arriver dans vos loisirs. Vous avez skié toute une journée et vous ne «sentez» pas la toute dernière descente. Dans ce cas, écoutez votre intuition et renoncez!

Dans le sport extrême, ce sixième sens sauve parfois des vies. Il y a cinq ans, le funambule Freddy Nock a tenté et réussi un record du monde un peu fou. Entre deux montagnes des Grisons culminant à plus de 3500 m d’altitude, il a parcouru, sur un câble tendu, les 347 mètres séparant le Biancograt et le Piz Prievlus. Le tout, au-dessus d’un vide de 1000 mètres. Il a renoncé à le réaliser à l’aveugle, car il avait justement un «mauvais pressentiment».

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