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Retour aux fondamentaux«Il faut réduire la taille des grands festivals»

La batteure de jazz-rock Béatrice Graf suggère des pistes pour une sortie de crise des musiciens indépendants et réinventer l’écosystème culturel.

 En été 2019,  la batteure Béatrice Graf avait créé un Cycloton, une tournée de concerts sonorisés grâce au cyclotone de Bernhard Zitz, un système de sonorisation autonome alimenté par l’énergie humaine et des générateurs vélos. En 2020, elle a créé le festival SLOW, qui reviendra en 2022.
En été 2019, la batteure Béatrice Graf avait créé un Cycloton, une tournée de concerts sonorisés grâce au cyclotone de Bernhard Zitz, un système de sonorisation autonome alimenté par l’énergie humaine et des générateurs vélos. En 2020, elle a créé le festival SLOW, qui reviendra en 2022.
Pierre Albouy

Elle n’a pas sa langue dans sa poche, Béatrice Graf. Figure de la scène romande depuis une trentaine d’années, la batteure (elle tient à ce titre) née à Nyon en 1964 a été lauréate du Prix suisse de la musique en 2019. Le Genevoise d’adoption a toujours mené un long combat syndicaliste pour défendre le statut et les rémunérations des artistes, en parallèle à son parcours de musicienne polyvalente dans les univers du jazz, du rock et de l’impro. La présidente de la nouvelle Fédération genevoise des musiques de création est aussi une pionnière de l’écologie pour avoir planté très tôt les graines d’une pratique plus durable de la production culturelle – son festival itinérant SLOW en 2020 mettait en pratique sa vision militante, alliant musique sonorisée par la force musculaire et débats sur la décroissance et l’agriculture de demain (www.slownow.ch). Béatrice Graf s’est aussi manifestée ouvertement contre le projet de Cité de la musique à Genève qui menace de raser une forêt urbaine.

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